Do
Do5+
Fa
Mi7
Une manie de vieux garçon, Moi j'ai pris l'habitude
Solm La7 Rém Mi7
Ré7 Sol7
Do
D'agrémenter ma solitude, Aux accents de cette chanson
Ré7 Sol Mi7
Lam Ré7 Ré5+ Sol
Quand je pense à Fernande, Je bande, je bande
Sol7
Do
Sol
Quand j'pense à Félicie, Je bande aussi
Sol
Do Ré Ré5+
Sol
Quand j'pense à Léonore, Mon dieu je bande encore
Si7
Mim7 Lam7 Ré7 Mi7
Mais quand j'pense à Lulu, Là je ne bande plus
Si7
Mim7 Ré7
Mi7 Ré7 Sol7
La bandaison papa, Ça n'se commande pas.
C'est une mâle ritournelle, Cette antienne virile
Qui retentit dans la guérite, De la vaillante sentinelle.
Refrain
Afin de tromper son cafard, De voir la vie moins terne
Tout en veillant sur sa lanterne, Chante ainsi le gardien de phare
Refrain
Après la prière du soir, Comme il est un peu triste
Chante ainsi le séminariste, A genoux sur son reposoir.
Refrain
A l'Étoile où j'étais venu, Pour ranimer la flamme
J'entendis ému jusqu'aux larmes, La voix du soldat inconnu.
Refrain
Et je vais mettre un point final, A ce chant salutaire
En suggérant au solitaire, D'en faire un hymne national.
Refrain
Fa
Do7
Jadis, les parents des morts vous mettaient dans le bain
Fa
Do7
De bonne grâce ils en f'saient profiter les copains
Fa
Fa7
Sib
« Y'a un mort à la maison, si le cœur vous en dit
Sol7
Do7
Venez l'pleurer avec nous sur le coup de midi... »
Fa
Do7
Mais les vivants aujourd'hui n'sont plus si généreux
Fa
Do7
Quand ils possèdent un mort ils le gardent pour eux
Fa
Fa7
Sib
C'est la raison pour laquelle, depuis quelques années
La7
Rém
Solm7
Do7
Des tas d'enterrements vous passent sous le nez
La7
Rém Solm7 Fa
Sol Fa Sol7
Des tas d'enterrements vous passent sous le nez
Do
Rém7 Sol7
Mais où sont les funérailles d'antan ?
Do
Les petits corbillards, corbillards, corbillards, corbillards
Mi7
De nos grands-pères
Lam
Mi7
Qui suivaient la route en cahotant
Lam
Les petits macchabées, macchabées, macchabées, macchabées
Ré7 Sol7
Ronds et prospères
Do
Rém7 Sol7
Quand les héritiers étaient contents
Do
Au fossoyeur, au croque-mort, au curé, aux chevaux même
Fa
Ils payaient un verre
Si7
Mim
Elles sont révolues
La7
Rém
Elles ont fait leur temps
Sol7
Do Lam Rém Sol7 Do
Les belles pom, pom, pom, pom, pom, pompes funèbres
Fa#dim Si7 Mim
On ne les r'verra plus
Solm La7 Rém
Et c'est bien attristant
Sol7
Do Lam Rém Sol7 Do
Les belles pompes funèbres de nos vingt ans
Maintenant, les corbillards à tombeau grand ouvert
Emportent les trépassés jusqu'au diable vauvert
Les malheureux n'ont même plus le plaisir enfantin
D'voir leurs héritiers marrons marcher dans le crottin
L'autre semaine des salauds, à cent quarante à l'heure
Vers un cimetière minable emportaient un des leurs
Quand, sur un arbre en bois dur, ils se sont aplatis
On s'aperçut qu'le mort avait fait des petits
On s'aperçut qu'le mort avait fait des petits
Mais où sont les funérailles d'antan ?
Les petits corbillards, corbillards, corbillards, corbillards
De nos grands-pères
Qui suivaient la route en cahotant
Les petits macchabées, macchabées, macchabées, macchabées
Ronds et prospères
Quand les héritiers étaient contents
Au fossoyeur, au croque-mort, au curé, aux chevaux même
Ils payaient un verre
Elles sont révolues
Elles ont fait leur temps
Les belles pom, pom, pom, pom, pom, pompes funèbres
On ne les r'verra plus
Et c'est bien attristant
Les belles pompes funèbres de nos vingt ans
Plutôt qu'd'avoir des obsèques manquant de fioritures
J'aim'rais mieux, tout compte fait, m'passer de sépulture
J'aim'rais mieux mourir dans l'eau, dans le feu, n'importe où
Et même, à la grande rigueur, ne pas mourir du tout
Ô, que renaisse le temps des morts bouffis d'orgueil
L'époque des m'as-tu-vu-dans-mon-joli-cercueil
Où, quitte à tout dépenser jusqu'au dernier écu
Les gens avaient à cœur d'mourir plus haut qu'leur cul
Les gens avaient à cœur de mourir plus haut qu'leur cul
Lam
Rém
Mi7
Lam
Rien n'est jamais acquis à l'homme. Ni sa force, Ni sa faiblesse ni son cœur.
Et quand il croit
Ré Ré#dim
Mi7
Lam
Rém
Sol7
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix. Et quand il croit serrer son
bonheur il le broie
Do
Mi7
Lam
Sa vie est un étrange et douloureux divorce. Il n'y a pas d'amour heureux
Sa vie elle ressemble à ces soldats sans armes, Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin. Eux qu'on retrouve au soir désarmés incertains
Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes : Il n'y a pas d'amour heureux
Mon bel amour mon cher amour ma déchirure, Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer. Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent. Il n'y a pas d'amour heureux
Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard, Que pleurent dans la
nuit nos cœurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson. Ce qu'il faut de regrets pour
payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare. Il n'y a pas d'amour heureux
La
Mi7 La Mi7 La
Mi7
La
Monseigneur l'astre solaire, Comme je n'l'admire pas beaucoup
Ré
Mi7
La
Sim
Fa#7
M'enlève son feu, oui mais, d'son feu, moi j'm'en fous, J'ai rendez-vous avec vous
Sim Fa#7
Sim
La lumière que je préfère, C'est celle de vos yeux jaloux
Fa#7
Sim Mi7
La
Tout le restant m'indiffère, J'ai rendez-vous avec vous !
Monsieur mon propriétaire, Comme je lui dévaste tout
M'chasse de son toit, oui mais, d'son toit, moi j'm'en fous, J'ai rendez-vous avec vous
La demeure que je préfère, C'est votre robe à froufrous
Tout le restant m'indiffère, J'ai rendez-vous avec vous !
Madame ma gargotière, Comme je lui dois trop de sous
M'chasse de sa table, oui mais, d'sa table, moi j'm'en fous, J'ai rendez-vous avec vous
Le menu que je préfère, C'est la chair de votre cou
Tout le restant m'indiffère, J'ai rendez-vous avec vous !
Sa Majesté financière, Comme je n'fais rien à son goût
Garde son or, or, de son or, moi j'm'en fous, J'ai rendez-vous avec
vous
La fortune que je préfère, C'est votre cœur d'amadou
Tout le restant m'indiffère, J'ai rendez-vous avec vous !
Lam
Rém6 Mi7 Lam
Je n'avais jamais ôté mon chapeau, Devant personne
Mi7 Fa7
Mi7 Lam
Maintenant je rampe et je fais le beau, Quand elle me sonne
La7
Rém Mi7 Lam
J'étais chien méchant, elle me fait manger, Dans sa menotte
Mi7 Fa7 Mi7 Lam
J'avais des dents d'loup, je les ai changées, Pour des quenottes
Lam
Si7 Mi7
Lam Sol7 Do Mi7
Je m'suis fait tout p'tit devant une poupée, Qui ferme les yeux quand on la couche
Lam
Si7 Mi7
Lam Do
Fa7 Mi7 Lam
Je m'suis fait tout p'tit devant une poupée, Qui fait Maman quand on la touche
J'étais dur à cuire, elle m'a converti, La fine mouche
Et je suis tombé tout chaud, tout rôti, Contre sa bouche
Qui a des dents de lait quand elle sourit, Quand elle chante
Et des dents de loup quand elle est furie, Qu'elle est méchante
Je m'suis fait tout p'tit devant une poupée, Qui ferme les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant une poupée, Qui fait Maman quand on la touche
Je subis sa loi, je file tout doux, Sous son empire
Bien qu'elle soit jalouse au-delà de tout, Et même pire
Une jolie pervenche qui m'avait paru, Plus jolie qu'elle
Une jolie pervenche un jour en mourut, A coups d'ombrelle
Je m'suis fait tout p'tit devant une poupée, Qui ferme les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant une poupée, Qui fait Maman quand on la touche
Tous les somnambules, tous les mages m'ont, Dit sans malice
Qu'en ses bras en croix, je subirai mon, Dernier supplice
Il en est de pires il en est d'meilleurs, Mais à tout prendre
Qu'on se pende ici, qu'on se pende ailleurs, S'il faut se pendre
Je m'suis fait tout p'tit devant une poupée, Qui ferme les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout p'tit devant une poupée, Qui fait Maman quand on la touche
La
Fa#m La
Ré Mi
La
Fa#m Si7
Dieu sait qu'je n'ai pas le fond méchant, Je ne souhaite jamais la mort des gens
Mi
La
La7
Ré Do#7
Mais si l'on ne mourait plus, J'crèv'rais de faim sur mon talus
Fa#m Mi Ré Mi La
J'suis un pauvre fossoyeur
Les vivants croient qu'je n'ai pas d'remords, A gagner mon pain sur l'dos des morts
Mais ça m'tracasse et d'ailleurs, J'les enterre à contrecœur
J'suis un pauvre fossoyeur
Et plus j'lâche la bride à mon émoi, Et plus les copains s'amusent de moi
Y m'disent: « Mon vieux, par moments, T'as une figure d'enterr'ment »
J'suis un pauvre fossoyeur
J'ai beau m'dire que rien n'est éternel, J'peux pas trouver ça tout naturel
Et jamais je ne parviens, A prendre la mort comme elle vient,
J'suis un pauvre fossoyeur
Ni vu ni connu, brave mort adieu ! Si du fond d'la terre on voit l'Bon Dieu
Dis-lui l'mal que m'a coûté, La dernière pelleté
J'suis un pauvre fossoyeur
Intro : Sol Solm Fa#7 Sim Mi7 La7 Ré Sol La7
Ré
Fa#7
Se découpant sur champ d'azur, La ferme était fausse bien sûr,
Sim
Ré7
Et le chaume servant de toit, Synthétique comme il se doit.
Sol
Solm
Fa#7
Sim
Au bout d'une allée de faux buis, On apercevait un faux puits
Mi7
La7
Ré
Du fond duquel la vérité, N'avait jamais dû remonter.
Et la maîtresse de céans, Dans un habit, ma foi, seyant
De fermière de comédie, A ma rencontre descendit,
Et mon petit bouquet, soudain, Parut terne dans ce jardin
Près des massifs de fausses fleurs, Offrant les plus vives couleurs.
Ayant foulé le faux gazon, Je la suivis dans la maison
Où brillait sans se consumer, Un genre de feu sans fumée.
Face au faux buffet Henri deux, Alignés sur les rayons de
La bibliothèque en faux bois, Faux bouquins achetés au poids.
Faux Aubusson, fausses armures, Faux tableaux de maîtres au mur,
Fausses perles et faux bijoux, Faux grains de beauté sur la joue,
Faux ongles au bout des menottes, Piano jouant des fausses notes
Avec des touches ne devant, Pas leur ivoire aux éléphants.
Aux lueurs des fausses chandelles, Enlevant ses fausses dentelles,
Elle a dit, mais ce n'était pas, Sûr, tu es mon premier faux pas.
Fausse vierge, fausse pudeur, Fausse fièvre, simulateurs,
Ces anges artificiels, Venus d'un faux septième ciel.
Ré Do7
Fa
La7
La seule chose un peu sincère, Dans cette histoire de faussaire
Rém
Fa7
Et contre laquelle il ne faut, Peut-être pas s'inscrire en faux,
Sib
Sibm
La7
Rém
C'est mon penchant pour elle et mon, Gros point du côté du poumon
Sol7
Do7 Fa
Quand amoureuse elle tomba, D'un vrai marquis de Carabas.
En l'occurrence Cupidon, Se conduisit en faux-jeton,
En véritable faux témoin, Et Vénus aussi, néanmoins
Ce serait sans doute mentir, Par omission de ne pas dire
Que je leur dois quand même une heure, Authentique de vrai bonheur. Ré
Sol Ré
Ré
La7
Ré
Jamais sur terre il n'y eut d'amoureux, Plus aveugles que moi dans tous les âges
Ré7
Sol
Solm
La Ré
Mais faut dire qu' je m'étais crevé les yeux, En regardant de trop près son corsage
La7
Ré
Une jolie fleur dans une peau d'vache, Une jolie vache déguisée en fleur
Si7 Mi7
La7
Ré
Qui fait la belle et qui vous attache, Puis, qui vous mène par le bout du cœur
Le ciel l'avait pourvue des mille appas, Qui vous font prendre feu dès qu'on y touche
L'en avait tant que je ne savais pas, Ne savais plus où donner de la bouche
Une jolie fleur dans une peau d'vache, Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache, Puis, qui vous mène par le bout du cœur
Elle n'avait pas de tête, elle n'avait pas, L'esprit beaucoup plus grand qu'un dé à coudre
Mais pour l'amour on ne demande pas, Aux filles d'avoir inventé la poudre
Une jolie fleur dans une peau d'vache, Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache, Puis, qui vous mène par le bout du cœur
Puis un jour elle a pris la clef des champs, En me laissant à l'âme un mal funeste
Et toutes les herbes de la Saint-Jean, N'ont pas pu me guérir de cette peste
J' lui en ai bien voulu, mais à présent, J'ai plus d'rancune et mon cœur lui pardonne
D'avoir mis mon cœur à feu et à sang, Pour qu'il ne puisse plus servir à personne
Une jolie fleur dans une peau d'vache, Une jolie vache déguisée en fleur
Qui fait la belle et qui vous attache, Puis, qui vous mène par le bout du cœur
Do Rém
Lam
Mi7
Lam
Sol7 Do
Anticlérical fanatique, Gros mangeur d'ecclésiastiques, Cet aveu me coûte beaucoup,
Solm6
La7 Rém
Lam
Mi7
Lam
Mim Lam
Mais ces hommes d'Église, hélas ! Ne sont pas tous des dégueulasses, Témoin le curé de chez nous.
Quand la foule qui se déchaîne, Pendit un homme au bout d'un chêne, Sans
autre forme de remords,
Ce ratichon fit un scandale, Et rugit à travers les stalles, « Mort à toute peine de mort ! »
Puis, on le vit, étrange rite, Qui baptisait les marguerites, Avec l'eau de son bénitier
Et qui prodiguait les hosties, Le pain bénit, l'Eucharistie, Aux petits oiseaux du moutier.
Ensuite, il retroussa ses manches, Prit son goupillon des dimanches, Et, plein d'une sainte colère,
Il partit comme à l'offensive, Dire une grand' messe exclusive, A celui qui dansait en l'air.
C'est à du gibier de potence, Qu'en cette triste circonstance, L'Hommage sacré fut rendu.
Ce jour là, le rôle du Christ(e), Bonne aubaine pour le touriste, Était joué par un pendu.
Et maintenant quand on croasse, Nous, les païens de sa paroisse, C'est pas lui qu'on veut dépriser.
Quand on crie « A bas la calotte », A s'en faire péter la glotte, La sienne n'est jamais visée.
Anticléricaux fanatiques, Gros mangeurs d'ecclésiastiques, Quand vous vous goinfrerez un plat
De cureton, je vous exhorte, Camarades, à faire en sorte, Que ce ne soit pas celui-là.
Lam Do
Ré Lam Do Ré
Lam Do Ré
Mi7
Lam
Mourir pour des idées, l'idée est excellente, Moi j'ai failli mourir de ne l'avoir pas eue
Lam Do
Ré Lam Do
Ré Lam Do
Ré Mi7
Lam
Car tous ceux qui l'avaient, multitude accablante, En hurlant à la mort me sont tombés dessus
Rém
Sol7 Do
Ils ont su me convaincre et ma muse insolente, Abjurant ses erreurs, se rallie à leur foi
Mi7
Lam
Fa
Sol7 Do
Avec un soupçon de réserve toutefois, Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente,
Fa
Mi7 Lam
D'accord, mais de mort lente
Jugeant qu'il n'y a pas péril en la demeure, Allons vers l'autre monde en flânant en chemin
Car, à forcer l'allure, il arrive qu'on meure, Pour des idées n'ayant plus cours le lendemain
Or, s'il est une chose amère, désolante, En rendant l'âme à Dieu c'est bien de constater
Qu'on a fait fausse route, qu'on s'est trompé d'idée, Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente
Les saints Jean Bouche d'or qui prêchent le martyre, Le plus souvent, d'ailleurs, s'attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c'est le cas de le dire, C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas
Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent, Bientôt Mathusalem dans la longévité
J'en conclus qu'ils doivent se dire, en aparté, « Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente »
Des idées réclamant le fameux sacrifice, Les sectes de tout poil en offrent des séquelles
Et la question se pose aux victimes novices, Mourir pour des idées, c'est bien beau mais lesquelles ?
Et comme toutes sont entre elles ressemblantes, Quand il les voit venir, avec leur gros drapeau
Le sage, en hésitant, tourne autour du tombeau, Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente
Encor s'il suffisait de quelques hécatombes, Pour qu'enfin tout changeât, qu'enfin tout s'arrangeât !
Depuis tant de « grands soirs » que tant de têtes tombent, Au paradis sur terre on y serait déjà
Mais l'âge d'or sans cesse est remis aux calendes, Les dieux ont toujours soif, n'en ont jamais assez
Et c'est la mort, la mort toujours recommencée, Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente
O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres, Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas
Mais de grâce, morbleu ! laissez vivre les autres ! La vie est à peu près leur seul luxe ici-bas
Car, enfin, la Camarde est assez vigilante, Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux
Plus de danse macabre autour des échafauds ! Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente
Ré Sim
La7
Ré
Sim
La7 Ré
Le petit joueur de flûteau, Menait la musique au château,
Ré Sim
La7
Ré Sim
La7 Ré
Pour la grâce de ses chansons, Le roi lui offrit un blason
Mim Sim7
Fa#7 Mim
Sim La7
Je ne veux pas être noble, Répondit le croque-note
Ré Mim La7
Ré Sim Sol
La7 Lam6
Avec un blason à la clé, Mon « la » se mettrait à gonfler
Si7 Mim Fa#7 Sim
Ré Mi7
La7 Ré
On dirait par tout le pays, Le joueur de flûte a trahi
Et mon pauvre petit clocher, Me semblerait trop bas perché
Je ne plierais plus les genoux, Devant le bon Dieu de chez nous
Il faudrait à ma grande âme, Tous les saints de Notre-Dame
Avec un évêque à la clé, Mon « la » se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays, Le joueur de flûte a trahi
Et la chambre où j'ai vu la jour, Me serait un triste séjour
Je quitterais mon lit mesquin, Pour une couche à baldaquin
Je changerais ma chaumière, Pour une gentilhommière
Avec un manoir à la clé, Mon « la » se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays, Le joueur de flûte a trahi
Je serais honteux de mon sang, Des aïeux de qui je descends
On me verrait bouder dessus, La branche dont je suis issu
Je voudrais un magnifique, Arbre généalogique
Avec du sang bleu à la clé, Mon « la » se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays, Le joueur de flûte a trahi
Je ne voudrais plus épouser, Ma promise, ma fiancée
Je ne donnerais pas mon nom, A une quelconque Ninon
Il me faudrait pour compagne, La fille d'un grand d'Espagne
Avec une princesse à la clé, Mon « la » se mettrait à gonfler
On dirait par tout le pays, Le joueur de flûte a trahi
Le petit joueur de flûteau, Fit la révérence au château
Sans armoiries, sans parchemin, Sans gloire il se mit en chemin
Vers son clocher, sa chaumine, Ses parents et sa promise
Nul ne dise dans le pays, Le joueur de flûte a trahi
Et Dieu reconnaisse pour sien, Le brave petit musicien !
Sim Fa#7 Sim Fa#7
Sim
La7
Voici la ronde des jurons, Qui chantaient clair, qui dansaient rond
Ré La7
Ré La7 Ré
Quand les Gaulois, De bon aloi, Du franc-parler suivaient la loi
Fa#7
Sim
La7
Ré
Jurant par-là, Jurant par-ci, Jurant à langue raccourcie
Sol
Fa#7
Si7
Mi Fa#7
Comme des grains de chapelet, Les joyeux jurons défilaient
Sim
Do6
Do#7
Fa#7
Tous les morbleus, tous les ventrebleus, Les sacrebleus et les cornegidouilles
Sim
Do6
Do#7 Fa#7 Sim
Ainsi, parbleu, que les jarnibleus, Et les palsambleus
Sim
Do6
Do#7
Fa#7
Tous les cristis, les ventres saint-gris, Les par ma barbe et les noms d'une pipe
Sim
Do6
Do#7 Fa#7 Sim Si7
Ainsi, pardi, que les sapristis, Et les sacristis
Mim
La7
Ré
Si7
Sans oublier les jarnicotons, Les scrogneugneus et les bigres et les bougres
Mim
La7
Ré
Fa#7
Les saperlottes, les cré nom de nom, Les pestes, et pouah, diantre, fichtre et foutre
Sim
Do
Do#7
Fa#7
Tous les Bon Dieu, Tous les vertudieux, Tonnerre de Brest et saperlipopette
Sim
Do
Do#7 Fa#7 Sim
Ainsi, pardieu, que les jarnidieux, Et les pasquedieux
Quelle pitié, Les charretiers, Ont un langage châtié
Les harengères, Et les mégères, Ne parlent plus à la légère
Le vieux catéchisme poissard, N'a guère plus cours chez les hussards
Ils ont vécu, de profundis, Les joyeux jurons de jadis
Tous les morbleus, tous les ventrebleus, Les sacrebleus et les cornegidouilles
Ainsi, parbleu, que les jarnibleus, Et les palsambleus
Tous les cristis, les ventres saint-gris, Les par ma barbe et les noms d'une pipe
Ainsi, pardi, que les sapristis, Et les sacristis
Sans oublier les jarnicotons, Les scrogneugneus et les bigres et les bougres
Les saperlottes, les cré nom de nom, Les pestes, et pouah, diantre, fichtre et foutre
Tous les Bon Dieu, Tous les vertudieux, Tonnerre de Brest et saperlipopette
Ainsi, pardieu, que les jarnidieux, Et les pasquedieux
Ré
Si7 Mim Sim
Fa#7
J'étais pas l'amant de Clairette, Mais son ami.
Sim
La La7
De jamais lui conter fleurette, J'avais promis.
Ré7
Sol Si7 Mim
Un jour qu'on gardait ses chevrettes, Aux champs, parmi
Mi7
La7 Ré Si7
L'herbe tendre et les pâquerettes, Elle s'endormit.
Mi7
La7 Ré
L'herbe tendre et les pâquerettes, Elle s'endormit.
La
Mi7
La
Mi7
Le géographe était pris de folie, Quand il imagina de tendre,
La
Mi7
La
Mi7
Tout juste entre l'Espagne et l'Italie, Ma carte du Tendre.
La7
Ré
Sib
La
Avec moi Cupidon se surmène, Dans mon cœur d'artichaut il piqua
La7
Ré
Rém
Mi7
Deux flèches : l'une au nom de Carmen(e), La seconde au nom de Francesca.
Sim
La7 Ré Sol Ré
J'avais l'plus bel amandier, Du quartier,
Sim La7
Ré Sol Ré
J'avais l'plus bel amandier, Du quartier,
La7
Ré
Sol
Do
Et, pour la bouche gourmande, Des filles du monde entier,
Fa7
Sib
Fa#7 Sim
J'faisais pousser des amandes : Le beau, le joli métier !
« Monte m'embrasser si tu veux, Si tu peux...
« Monte m'embrasser si tu veux, Si tu peux...
Mais dis-toi que, si tu tombes, J'n'aurai pas la larme à l'œil
Dis-toi que, si tu succombes, Je n'porterai pas le deuil ! »
Sol
Do
Sol
La7 Ré
Aux quatre coins de France, émanant je suppose, De maris rancuniers par la
haine conduits,
Sol
Sol
Si7
Mim La7
Ré7 Sol Ré7
Le bruit court que j'atteins l'heure de l'andropause, Qu'il ne faut plus compter
sur moi dans le déduit.
Fa
Mi7
La7
Ré
Rém7
Sol7
Do
Cette rose avait glissé de, La gerbe qu'un héros gâteux, Portait au monument aux Morts.
Fa
Mi7
La7
Ré
Rém7 Lam Mi7
Lam
Comme tous les gens levaient leurs, Yeux pour voir hisser les couleurs, Je la recueillis sans remords.
Lam
Do
Fa
Mim7 La7 Rém
Mi7
Et je repris ma route et m'en allai quérir, Au p'tit bonheur la chance, un corsage à fleurir.
Lam
Do
Ré
Lam Si7
Mi7 Lam
Car c'est une des pires perversions qui soient, Que de garder une rose par-devers soi.
Fa
Mi7
Lam La7 Ré
La première à qui je l'offris, Tourna la tête avec mépris,
Lam Fa
Sol7 Do Lam
Fa Sol7
Do
La deuxième s'enfuit et court, Encore en criant « Au secours ! »
Fa
Mi7
La7
Ré
Si la troisième m'a donné, Un coup d'ombrelle sur le nez,
Lam
Mi7
Lam
Ré Lam
Mi7 Lam Do7
La quatrième, c'est plus méchant, Se mit en quête d'un agent.
Fa
Mi7
La7
Ré
Car, aujourd'hui, c'est saugrenu, Sans être louche, on ne peut pas
Rém7
Sol7 Do
Fa
Sol7
Do
Fleurir de belles inconnues. On est tombé bien bas, bien bas...
Fa
Mi7
La7 Ré
Et ce pauvre petit bouton, De rose a fleuri le veston
Fa
Mi7
Lam Si7
Mi7 Lam Mi7 Lam Mi7
D'un vague chien de commissaire, Quelle misère !
Lam
Ré7
Sol
Mi7 Lam
On n'était pas des Barbe-Bleue, Ni des pelés, ni des galeux, Porteurs de
parasites.
Ré7
Sol
Ré7 Sol
On n'était pas des spadassins, On venait du pays voisin, On venait en visite.
Mim
Si7
Mim
Si7
Mim
Si7
Mim
La7
« Cher monsieur, m'ont-ils dit, vous en êtes un autre », Lorsque je refusai de monter dans leur train.
Rém
La7
Rém
La7
Ré7
Sol7 (Sol5+)
Oui, sans doute, mais moi, j'fais pas le bon apôtre, Moi, je n'ai besoin de personne pour en être un.
Do
Sol7
Do
Fa Do
Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on, Est plus de quatre on est une bande de cons.
Sol7
Do
Fa Sol7 Do
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens. Dans les noms des partants on n'verra pas le mien.
Sim
Fa#m
Sim
Fa#m Sim
Non certes, elle n'est pas bâtie, Non certes, elle n'est pas bâtie
Sim
Fa#m Sim
Fa#m Sim
Sur du sable, sa dynastie, Sur du sable, sa dynastie.
Mim La7 Ré Sim
Mim Fa#7
Sim
Il y a peu de chances qu'on, Détrône le roi des cons.