La
La7
Ré
Mi7
La
La7
Ré Mi7
La
Ci-gît au fond de mon cœur une histoire ancienne, Un fantôme, un souvenir
d'une que j'aimais...
La7
Ré
Mi7
La
La7
Ré
Mi7 La
Le temps, à grands coups de faux, peut faire des siennes, Mon bel amour dure
encore, et c'est à jamais...
La
Sim
Mi7
La
Fa#m
Sim Mi7
La
J'ai perdu la tramontane En trouvant Margot, Princesse vêtue de laine, Déesse
en sabots...
Fa#m
Sim
Mi7
La
Fa#m
Sim
Mi7 La
Si les fleurs, le long des routes, S'mettaient à marcher, C'est à la Margot,
sans doute, Qu'elles feraient songer...
Fa#m
Sim Do#m Fa#m Sim Do#m
Fa#m Sim Do#m
Fa#m Si7 Mi
J'lui ai dit: « De la Madone, Tu es le portrait ! » Le Bon Dieu me le
pardonne, C'était un peu vrai...
La Fa#m
Sim
Mi7
La
Fa#m
Sim
Mi7 La
Qu'il me le pardonne ou non, D'ailleurs, je m'en fous, J'ai déjà mon âme en
peine : Je suis un voyou.
La
Sim
Mi7
La
Fa#m
Sim Mi7
La
La mignonne allait aux vêpres, Se mettre à genoux, Alors j'ai mordu ses lèvres,
Pour savoir leur goût...
Fa#m
Sim
Mi7
La
Fa#m
Sim
Mi7 La
Elle m'a dit, d'un ton sévère : « Qu'est-ce que tu fais là ? » Mais elle
m'a laissé faire, Les filles, c'est comme ça...
Fa#m
Sim Do#m Fa#m Sim
Do#m Fa#m
Sim Do#m
Fa#m Si7 Mi
J'lui ai dit: « Par la Madone, Reste auprès de moi ! » Le Bon Dieu me le
pardonne, Mais chacun pour soi...
La Fa#m
Sim
Mi7
La
Fa#m
Sim Mi7
La
Qu'il me le pardonne ou non, D'ailleurs, je m'en fous, J'ai déjà mon âme en
peine : Je suis un voyou.
La
Sim
Mi7
La
Fa#m
Sim Mi7
La
C'était une fille sage, A « bouche, que veux-tu ? » J'ai croqué dans son
corsage, Les fruits défendus...
Fa#m
Sim
Mi7
La
Fa#m
Sim
Mi7 La
Elle m'a dit d'un ton sévère : « Qu'est-ce que tu fais là ? » Mais elle m'a
laissé faire, Les filles, c'est comme ça...
Fa#m
Sim Do#m Fa#m Sim
Do#m Fa#m
Sim Do#m
Fa#m Si7 Mi
Puis, j'ai déchiré sa robe, Sans l'avoir voulu... Le Bon Dieu me le pardonne,
Je n'y tenais plus !
La Fa#m
Sim
Mi7
La
Fa#m
Sim
Mi7 La
Qu'il me le pardonne ou non, D'ailleurs, je m'en fous, J'ai déjà mon âme en
peine : Je suis un voyou.
La
Sim
Mi7
La
Fa#m
Sim Mi7
La
J'ai perdu la tramontane, En perdant Margot, Qui épousa, contre son âme, Un
triste bigot...
Fa#m
Sim
Mi7 La
Fa#m
Sim
Mi7 La
Elle doit avoir à l'heure, A l'heure qu'il est, Deux ou trois marmots qui
pleurent, Pour avoir leur lait...
Fa#m
Sim Do#m Fa#m Sim
Do#m Fa#m
Sim Do#m
Fa#m Si7 Mi
Et, moi, j'ai tété leur mère, Longtemps avant eux... Le Bon Dieu me le
pardonne, J'étais amoureux !
La Fa#m
Sim
Mi7
La
Fa#m
Sim
Mi7 La
Qu'il me le pardonne ou non, D'ailleurs, je m'en fous, J'ai déjà mon âme en
peine : Je suis un voyou.
Sim
Do#7
Fa#7
Sim
Do#7
Fa#7 Si7
J'en appelle à la mort, je l'attends sans frayeur, Je n'tiens plus à la vie,
je cherche un fossoyeur
Mim
La7
Ré
Sol7
Do
Fa#7
Sim
Do#7 Fa#7 Sim
Qui aurait une tombe à vendre à n'importe quel prix, J'ai surpris ma maîtresse
au bras de son mari
Si7 Mi6 Fa#7 Si Sol#7 Do#7 Fa#7 Sim
Ma maîtresse, la traîtresse !
Sim
Do#7
Fa#7
Sim
Do#7
Fa#7 Si7
J'croyais tenir l'amour, au bout de mon harpon, Mon p'tit drapeau
flottait au cœur d'madame Dupont,
Mim
La7
Ré
Sol7
Do
Fa#7
Sim
Do#7 Fa#7 Sim
Mais tout est consommé : hier soir au coin d'un bois, j'ai surpris ma maîtresse
avec son mari, pouah !
Si7 Mi6 Fa#7 Si Sol#7 Do#7 Fa#7 Sim
Ma maîtresse, la traîtresse !
Sim
Do#7
Fa#7
Sim
Do#7
Fa#7 Si7
Trouverais-je les noms, trouverais-je les mots, Pour noter d'infamie cet
enfant de chameau
Mim
La7
Ré
Sol7
Do
Fa#7
Sim
Do#7 Fa#7 Sim
Qui a choisit son époux pour tromper son amant, Qui a conduit l'adultère à
son point culminant ?
Si7 Mi6 Fa#7 Si Sol#7 Do#7 Fa#7 Sim
Ma maîtresse, la traîtresse !
Sim
Do#7
Fa#7
Sim
Do#7
Fa#7 Si7
Où donc avais-je les yeux ? Quoi donc avais-je dedans ? Pour pas m'être
aperçu depuis un certain temps
Mim
La7
Ré
Sol7
Do
Fa#7
Sim
Do#7 Fa#7 Sim
Que quand elle m'embrassait, elle semblait moins goulue, Et faisait des enfants
qui n'me ressemblaient plus
Si7 Mi6 Fa#7 Si Sol#7 Do#7 Fa#7 Sim
Ma maîtresse, la traîtresse !
Sim
Do#7
Fa#7
Sim
Do#7
Fa#7 Si7
Et pour bien m'enfoncer la corne dans le cœur, Par un raffinement satanique,
moqueur
Mim
La7
Ré
Sol7
Do
Fa#7
Sim
Do#7 Fa#7 Sim
La perfide, à voix haute, a dit à mon endroit : « Le plus cornard des deux
n'est point celui qu'on croit »
Si7 Mi6 Fa#7 Si Sol#7 Do#7 Fa#7 Sim
Ma maîtresse, la traîtresse !
Sim
Do#7
Fa#7
Sim
Do#7
Fa#7 Si7
J'ai surpris les Dupont, ce couple de marauds, En train d'recommencer leur
hymen à zéro
Mim
La7
Ré
Sol7
Do
Fa#7
Sim
Do#7 Fa#7 Sim
J'ai surpris ma maîtresse, équivoque, ambiguë, En train d'intervertir l'ordre
de ses cocus.
Si7 Mi6 Fa#7 Si Sol#7 Do#7 Fa#7 Sim
Ma maîtresse, la traîtresse !
Rém
Sib
Tu n'es pas de celles qui meurent où elles s'attachent, Tu frottes ta joue à toutes les moustaches,
Rém
La7
Rém
Sib La7
Faut s'lever de bon matin pour voir un ingénu, Qui n't'ait pas connue,
Rém Sib
Entrée libre à n'importe qui dans ta ronde, Cœur d'artichaut, tu donnes une feuille à tout
l'monde,
Rém
La7
Rém Do7
Jamais, de mémoire d'homme, moulin n'avait été, Autant fréquenté.
Fa
Rém Lam
De Pierre à Paul, en passant par Jules et Félicien,
Sib
Fa
Embrasse-les tous, Embrasse les tous, Dieu reconnaîtra le sien !
Solm
Do7 Fa
Passe-les tous par tes armes, Passe-les tous par tes charmes,
Mi7
Lam Do7
Jusqu'à c'que l'un d'eux, les bras en croix, Tourne de l'œil dans tes bras,
Fa
Rém Lam
Des grands aux p'tits en allant jusqu'aux Lilliputiens,
Sib
Sib7
La7
Embrasse-les tous, Embrasse les tous, Dieu reconnaîtra le sien !
Ré7
Solm
La7
Jusqu'à ce qu'amour s'ensuive, Qu'à son cœur une plaie vive,
Rém
Sol7
Solm7 Do7 Fa La7
Le plus touché d'entre nous, Demande grâce à genoux.
Rém
Sib
En attendant le baiser qui fera mouche, Le baiser qu'on garde pour la bonne bouche,
Rém
La7
Rém
Sib La7
En attendant de trouver, parmi tous ces galants, Le vrai merle blanc,
Rém
Sib
En attendant qu'le p'tit bonheur ne t'apporte, Celui derrière qui tu condamn'ras ta porte
Rém
La7
Rém Do7
En marquant dessus « Fermé jusqu'à la fin des jours, Pour cause d'amour »...
Fa
Rém Lam
De Pierre à Paul, en passant par Jules et Félicien,
Sib
Fa
Embrasse-les tous, Embrasse les tous, Dieu reconnaîtra le sien !
Solm
Do7 Fa
Passe-les tous par tes armes, Passe-les tous par tes charmes,
Mi7
Lam Do7
Jusqu'à c'que l'un d'eux, les bras en croix, Tourne de l'œil dans tes bras,
Fa
Rém Lam
Des grands aux p'tits en allant jusqu'aux Lilliputiens,
Sib
Sib7
La7
Embrasse-les tous, Embrasse les tous, Dieu reconnaîtra le sien !
Ré7
Solm
La7
Alors toutes tes fredaines, Guilledous et prétentaines,
Rém
Sol7
Solm7 La7
Tes écarts, tes grands écarts, Te seront pardonnés, car
Ré7
Solm
La7
Les filles quand ça dit « Je t'aime », C'est comme un second baptême,
Rém
Sol7
Solm7 Do7 Fa
Ça leur donne un cœur tout neuf, Comme au sortir de son œuf.
Sim
Fa#7
Sim
Elle est à toi cette chanson, Toi l'Auvergnat qui sans façon
Fa#7
Sim
La7 Ré
Fa#7
M'as donné quatre bouts de bois, Quand dans ma vie il faisait froid
Sim
Fa#7
Sim
Toi qui m'as donné du feu quand, Les croquantes et les croquants
Sim
Fa#7
Sim La7
Ré
Tous les gens bien intentionnés, M'avaient fermé la porte au nez
Ré Sol La7
Ré Sim Mim Fa#7
Sim
Ce n'était rien qu'un feu de bois, Mais il m'avait chauffé le corps
Fa#7
Sim
Sol
Fa#7
Et dans mon âme il brûle encore, A la manière d'un feu de joie
Sim
Fa#7
Sim
Toi l'Auvergnat quand tu mourras, Quand le croque-mort t'emportera
Mi7 La Fa#7 Sim
Qu'il te conduise à travers ciel, Au père éternel
Elle est à toi cette chanson, Toi l'hôtesse qui sans façon
M'as donné quatre bouts de pain, Quand dans ma vie il faisait faim
Toi qui m'ouvris ta huche quand, Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés, S'amusaient à me voir jeûner
Ce n'était rien qu'un peu de pain, Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore, A la manière d'un grand festin
Toi l'hôtesse quand tu mourras, Quand le croque-mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel, Au père éternel
Elle est à toi cette chanson, Toi l'étranger qui sans façon
D'un air malheureux m'as souri, Lorsque les gendarmes m'ont pris
Toi qui n'as pas applaudi quand, Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés, Riaient de me voir emmener
Ce n'était rien qu'un peu de miel, Mais il m'avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore, A la manière d'un grand soleil
Toi l'étranger quand tu mourras, Quand le croque-mort t'emportera
Qu'il te conduise à travers ciel, Au père éternel
Do
Non ce n'était pas le radeau, De la méduse ce bateau,
Ré
Qu'on se le dise au fond des ports, Dise au fond des ports
Fa
Mi
Il naviguait en père peinard, Sur la grand-mare des canards
Lam
Ré
Sol7 Do
Et s'appelait les copains d'abord, Les copains d'abord
Ses « fluctuat nec mergitur », C'était pas d'la littérature
N'en déplaise aux jeteurs de sorts, Aux jeteurs de sorts
Son capitaine et ses matelots, N'étaient pas des enfants d'salauds
Mais des amis franco de port, Des copains d'abord
C'étaient pas des amis de luxe, Des petits Castor et Pollux
Des gens de Sodome et Gomorrhe, Sodome et Gomorrhe
C'étaient pas des amis choisis, Par Montaigne et la Boétie
Sur le ventre ils se tapaient fort, Les copains d'abord
C'étaient pas des anges non plus, L'évangile ils l'avaient pas lu
Mais ils s'aimaient toutes voiles dehors, Toutes voiles dehors
Jean, Pierre, Paul et compagnie, C'était leur seule litanie
Leur credo leur confiteor, Aux copains d'abord
Au moindre coup de Trafalgar, C'est l'amitié qui prenait l'quart
C'est elle qui leur montrait le nord, Leur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresse, Qu'leurs bras lançaient des S.O.S.
On aurait dit des sémaphores, Les copains d'abord
Au rendez-vous des bons copains, Y avait pas souvent de lapins
Quand l'un d'entre eux manquait à bord, C'est qu'il était mort
Oui mais jamais au grand jamais, Son trou dans l'eau n'se refermait
Cent ans après coquin de sort, Il manquait encore
Des bateaux j'en ai pris beaucoup, Mais le seul qui ait tenu le coup
Qui n'ait jamais viré de bord, Mais viré de bord
Naviguait en père peinard, Sur la grand-mare des canards
Et s'appelait les copains d'abord, Les copains d'abord
Ré et La7 en alternance
C'est à travers de larges grilles, que les femelles du canton,
Contemplaient un puissant gorille, sans soucis du qu'en dira-t-on
Avec impudeur ces commères, lorgnaient même un endroit précis
Que rigoureusement ma mère, m'a défendu d'nommer ici
Gare au goriiiiiiiiiiille
Tout à coup la prison bien close, Où vivait le bel animal
S'ouvre on n'sait pourquoi j'suppose, Qu'on avait dû la fermer mal
Le singe en sortant de sa cage, Dit c'est aujourd'hui que j'le perd
Il parlait de son pucelage, Vous l'aviez deviné j'espère
Gare au goriiiiiiiiiiille
L'patron de la ménagerie, Criait éperdu « non de non
C'est assommant car mon gorille, N'a jamais connu de guenon »
Dès que la féminine engeance, sut que le singe était puceau
Au lieu de profiter d'la chance, elle fit feu des deux fuseaux
Gare au goriiiiiiiiiiille
Celles-là même qui naguère, le couvaient d'un oeil décidé
Fuirent prouvant qu'elles n'avaient guère, De la suite dans les idées
D'autant plus vaine était leur crainte, Que le gorille est un luron
Supérieur à l'homme dans l'étreinte, Bien des femmes vous le diront
Gare au goriiiiiiiiiiille
Tout le monde se précipite, Hors d'atteinte du singe en rut,
Sauf une vieille décrépite, Et un jeune juge en bois brut
Voyant que toutes se dérobe, Le quadrumane accéléra,
Son dandinement vers les robes, De la vieille et du magistrat
Gare au goriiiiiiiiiiille
« Bah ! » Soupirait la centenaire, « Qu'on put encore me désirer,
Ce serait extraordinaire, Et pour tout dire inespéré »
Le juge pensait impassible, « Qu'on me prenne pour une guenon,
C'est complètement impossible », La suite lui prouva que non
Gare au goriiiiiiiiiiille
Supposez qu'l'un de vous puisse être, Comme le singe obligé de,
Violer un juge ou une ancêtre, Lequel choisirait-il des deux.
Qu'une alternative pareille, Un de ces quatre jours m'échoie
C'est j'en suis convaincu la vieille, Qui serait l'objet de mon choix
Gare au goriiiiiiiiiiille
Mais par malheur si le gorille, Aux jeux de l'amour vaut son prix,
On sait qu'en revanche il ne brille, Ni par le goût ni par l'esprit,
Lors au lieu d'opter pour la vieille, Comme aurait fait n'importe qui,
Il saisit le juge à l'oreille, Et l'entraîna dans un maquis
Gare au goriiiiiiiiiiille
La suite serait délectable, Malheureusement je ne peux,
Pas la dire et c'est regrettable, Ça nous aurait fait rire un peu.
Car le juge au moment suprême, Criait « Maman », pleurait beaucoup,
Comme l'homme auquel le jour même, Il avait fait trancher le coup
Gare au goriiiiiiiiiiille
Do
Rém
Sol7
Do
Les sabots d'Hélène, étaient tout crottés,
Lam
Rém
Sol7 Do
Les trois capitaines l'auraient appelée vilaine
Rém
Sol7
Mi
Et la pauvre Hélène, était comme une âme en peine
Lam
Mi
Lam
Rém Mi
Ne cherche plus, longtemps de fontaine, Toi qui as besoin d'eau
Lam
Mi
Lam
Rém Sol7 Do
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène, va-t-en remplir ton seau
Moi j'ai pris la peine, de les déchausser,
Les sabots d'Hélène moi qui ne suis pas capitaine
Et j'ai vu ma peine, bien récompensée
Dans les sabots, de la pauvre Hélène, Dans ses sabots crottés,
Moi j'ai trouvé, les pieds d'une reine, Et je les ai gardés
Le jupon d'Hélène, était tout mité,
Les trois capitaines l'auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène, était comme une âme en peine
Ne cherche plus, longtemps de fontaine, Toi qui as besoin d'eau
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène, va-t-en remplir ton seau
Moi j'ai pris la peine, de le retrousser,
Son jupon de laine moi qui ne suis pas capitaine
Et j'ai vu ma peine, bien récompensée
Sous le jupon, de la pauvre Hélène, Sous son jupon mité,
Moi j'ai trouvé, des jambes de reine, Et je les ai gardés
Et le cœur d'Hélène, n'savait pas chanter,
Les trois capitaines l'auraient appelée vilaine
Et la pauvre Hélène, était comme une âme en peine
Ne cherche plus, longtemps de fontaine, Toi qui as besoin d'eau
Ne cherche plus, aux larmes d'Hélène, va-t-en remplir ton seau
Moi j'ai pris la peine, de m'y arrêter,
Dans le cœur d'Hélène moi qui ne suis pas capitaine
Et j'ai vu ma peine, bien récompensée
Car dans le cœur, de la pauvre Hélène, Qui avait jamais chanté,
Moi j'ai trouvé, l'amour d'une reine, Et moi je l'ai gardé
Sim
Fa#7
La Camarde qui ne m'a jamais pardonné, D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez
Mim
La7
Ré Si7 Mim
Me poursuit d'un zèle imbécile. Alors cerné de près par les enterrements
Sim
Sol
Fa#7 Sim Sol Fa#7
J'ai cru bon de remettre à jour mon testament, De me payer un codicille
Trempe dans l'encre bleue du golf du Lion, Trempe, trempe ta plume, ô mon
vieux tabellion
Et de ta plus belle écriture, Note ce qu'il faudrait qu'il advint de mon corps
Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord, Que sur un seul point : la
rupture
Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon, Vers celles de Gavroche et de
Mimi Pinson
Celles des Titis, des Grisettes, Que vers le sol natal, mon corps soit ramené
Dans un sleeping du Paris - Méditerranée, Terminus en gare de Sète
Mon caveau de famille, hélas ! n'est pas tout neuf, Vulgairement parlant, il
est plein comme un œuf
Et d'ici que quelqu'un n'en sorte, Il risque de se faire tard et je ne peux
Dire à ces braves gens : « Poussez-vous donc un peu ! Place aux jeunes » en quelque sorte
Juste au bord de la mer, à deux pas des flots bleus, Creusez, si c'est
possible un petit trou moelleux,
Une bonne petite niche, Auprès de mes amis d'enfance les dauphins,
Le long de cette grève où le sable est si fin, Sur la plage de la corniche
C'est une plage où même à ses moments furieux, Neptune ne se prend jamais
trop au sérieux
Où quand un bateau fait naufrage, Le capitaine crie : « Je suis le maître
à bord !
Sauve qui peut le vin et le pastis d'abord ! Chacun sa bonbonne et courage ! »
Et c'est là que jadis à quinze ans révolus, A l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus,
Je connu la prime amourette. Auprès d'une sirène, une femme-poisson,
Je reçu de l'amour la première leçon, Avalai la première arête.
Déférence gardée envers Paul Valéry, Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris,
Le bon maître me le pardonne. Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens,
Mon cimetière soit plus marin que le sien, Et n'en déplaise aux autochtones.
Cette tombe en sandwich entre le ciel et l'eau, Ne donnera pas une ombre triste au tableau,
Mais un charme indéfinissable. Les baigneuses s'en serviront de paravent,
Pour changer de tenue et les petits enfants, Diront : chouette, un château de sable !
Est-ce trop demander : sur mon petit lopin, Planter, je vous en prie une espèce de pin,
Pin parasol de préférence. Qui saura prémunir contre l'insolation,
Les bons amis venus faire sur ma concession, D'affectueuses révérences.
Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie, Tous chargés de parfums, de musiques jolies,
Le Mistral et la Tramontane, Sur mon dernier sommeil verseront les échos,
De villanelle, un jour, un jour de fandango, De tarentelle, de sardane.
Et quand prenant ma butte en guise d'oreiller, Une ondine viendra gentiment sommeiller,
Avec moins que rien de costume, J'en demande pardon par avance à Jésus,
Si l'ombre de ma croix s'y couche un peu dessus, Pour un petit bonheur posthume.
Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon, Pauvres grands disparus gisant au Panthéon,
Pauvres cendres de conséquence ! Vous envierez un peu l'éternel estivant,
Sim
Sol
Fa#7 Sol La Si
Qui fait du pédalo sur la plage en rêvant, Qui passe sa mort en vacances.
Lam
Fa
Mi
La7
Rém
Lam
Sol7
Do Mi
Je veux dédier ce poème, A toutes les femmes qu'on aime, Pendant quelques
instants secrets,
Fa
Mi
La7
Rém
Lam
Sol Lam
A celles qu'on connaît à peine, Qu'un destin différent entraîne, Et qu'on ne
retrouve jamais
A celle qu'on voit apparaître, Une seconde à sa fenêtre, Et qui, preste, s'évanouit,
Mais dont la svelte silhouette, Est si gracieuse et fluette, Qu'on en demeure épanoui
A la compagne de voyage, Dont les yeux, charmant paysage, Font paraître
court le chemin ;
Qu'on est seul, peut-être à comprendre, Et qu'on laisse pourtant descendre,
Sans avoir effleuré la main
A celles qui sont déjà prises, Et qui vivant des heures grises, Près d'un
être trop différent,
Vous ont, inutile folie, Laissé voir la mélancolie, D'un avenir désespérant
Chères images aperçues, Espérances d'un jour déçues, Vous serez dans
l'oubli demain,
Pour peu que le bonheur survienne, Il est rare qu'on se souvienne, Des épisodes
du chemin
Mais si l'on a manqué sa vie, On songe avec un peu d'envie, A tous ces
bonheurs entrevus,
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre, Aux cœurs qui doivent vous attendre, Aux
yeux qu'on n'a jamais revus
Alors, aux soirs de lassitude, Tout en peuplant sa solitude, Des fantômes du
souvenir,
On pleure les lèvres absentes, De toutes ces belles passantes, Que l'on n'a pas
su retenir
Sim
Do
Du temps que régnait le Grand Pan, Les dieux protégeaient les ivrognes
Fa#7
Sim
Do#7
Fa#7
Un tas de génies titubants, Au nez rouge, à la rouge trogne.
Sim
Do
Dès qu'un homme vidait les cruchons, Qu'un sac à vin faisait carousse
Fa#7
Sim
Fa#7
Sim
Ils venaient en bande à ses trousses, Compter les bouchons.
Mim
La7
Ré
Si7
La plus humble piquette était alors bénie, Distillée par Noé, Silène, et compagnie.
Mim
Sim
Sol Fa#7 Sim
Le vin donnait un lustre au pire des minus, Et le moindre pochard avait tout de Bacchus.
Ré
Do
Sim Do
Fa#7 Sim
Mais se touchant le crâne, en criant « J'ai trouvé », La bande au professeur Nimbus est arrivée
Ré
Do
Sim La
Sim La7
Qui s'est mise à frapper les cieux d'alignement, Chasser les Dieux du Firmament.
Ré
La7
Ré
La7
Ré
La7
Ré
Fa#7
Aujourd'hui ça et là, les gens boivent encore, Et le feu du nectar fait toujours luire les trognes.
Sim
Fa#7
Sim
Fa#7
Mim
Sim
Sol Fa#7 Sim
Mais les dieux ne répondent plus pour les ivrognes. Bacchus est alcoolique, et le grand Pan est mort.
Sim
Do
Quand deux imbéciles heureux, S'amusaient à des bagatelles,
Fa#7
Sim
Do#7
Fa#7
Un tas de génies amoureux, Venaient leur tenir la chandelle.
Sim
Do
Du fin fond des Champs Elysées, Dès qu'ils entendaient un « Je t'aime »,
Fa#7
Sim
Fa#7
Sim
Ils accouraient à l'instant même, Compter les baisers.
Mim
La7
Ré
Si7
La plus humble amourette, était alors bénie, Sacrée par Aphrodite, Eros, et compagnie.
Mim
Sim
Sol Fa#7 Sim
L'amour donnait un lustre au pire des minus, Et la moindre amoureuse avait tout de Vénus.
Ré
Do
Sim Do
Fa#7 Sim
Mais se touchant le crâne, en criant « J'ai trouvé », La bande au professeur Nimbus est arrivée
Ré
Do
Sim La
Sim La7
Qui s'est mise à frapper les cieux d'alignement, Chasser les Dieux du Firmament.
Ré
La7
Ré
La7
Ré
La7
Ré
Fa#7
Aujourd'hui ça et là, les cœurs battent encore, Et la règle du jeu de l'amour est la même.
Sim
Fa#7
Sim
Fa#7
Mim
Sim
Sol Fa#7 Sim
Mais les dieux ne répondent plus de ceux qui s'aiment. Vénus s'est faite femme, et le grand Pan est mort.
Sim
Do
Et quand fatale sonnait l'heure, De prendre un linceul pour costume
Fa#7
Sim
Do#7
Fa#7
Un tas de génies l'œil en pleurs, Vous offraient les honneurs posthumes.
Sim
Do
Pour aller au céleste empire, Dans leur barque ils venaient vous prendre.
Fa#7
Sim
Fa#7
Sim
C'était presque un plaisir de rendre, Le dernier soupir.
Mim
La7
Ré
Si7
La plus humble dépouille était alors bénie, Embarquée par Caron, Pluton et compagnie.
Mim
Sim
Sol Fa#7 Sim
Au pire des minus, l'âme était accordée, Et le moindre mortel avait l'éternité.
Ré
Do
Sim Do
Fa#7 Sim
Mais se touchant le crâne, en criant « J'ai trouvé », La bande au professeur Nimbus est arrivée
Ré
Do
Sim La
Sim La7
Qui s'est mise à frapper les cieux d'alignement, Chasser les Dieux du Firmament.
Ré
La7
Ré
La7
Ré
La7
Ré
Fa#7
Aujourd'hui ça et là, les gens passent encore, Mais la tombe est hélas la dernière demeure
Sim
Fa#7
Sim
Fa#7
Mim
Sim
Sol Fa#7 Sim
Et les dieux ne répondent plus de ceux qui meurent. La mort est naturelle, et le grand Pan est mort.
La7
Ré
Si7
Mim
Sim
Fa#7
Et l'un des derniers dieux, l'un des derniers suprêmes, Ne doit plus se sentir tellement bien lui-même
Sol
La7
Ré
Lam
Si7
Mim
Un beau jour on va voir le Christ, Descendre du calvaire en disant dans sa lippe
Sim
Fa#7
Sol
La
Sim
« Merde je ne joue plus pour tous ces pauvres types ». J'ai bien peur que la fin du monde soit bien triste.
La
Do#m
Sol#
Do#m
Elle avait la taille faite au tour, Les hanches pleines, Et chassait l'mâle aux alentours,
De la Mad'leine
Si7
Do#m
Ré
La Mi7 La
A sa façon d'me dire : « Mon rat, Est-c'que j'te tente ? », Je vis que j'avais affaire à,
Une débutante
La
Do#m
Sol#
Do#m
L'avait l'don, c'est vrai, j'en conviens, L'avait l'génie, Mais sans technique, un don n'est rien,
Qu'une sale manie
Si7
Do#m
Ré
La Mi7 La
Certes, on ne se fait pas putain, Comme on s'fait nonne, C'est du moins c'qu'on prêche, en
latin,
A la Sorbonne
La
Do#m
Sol#
Do#m
Me sentant rempli de pitié, Pour la donzelle, J'lui enseignai, de son métier, Les
p'tites ficelles
Si7
Do#m
Ré
La Mi7 La
J'lui enseignai l'moyen d'bientôt, Faire fortune, En bougeant l'endroit où le dos,
R'ssemble à la lune
La
Do#m
Sol#
Do#m
Car, dans l'art de faire le trottoir, Je le confesse, Le difficile est d'bien savoir,
Jouer des fesses
Si7
Do#m
Ré
La Mi7 La
On n'tortille pas son popotin, D'la même manière, Pour un droguiste, un sacristain,
Un fonctionnaire
La
Do#m
Sol#
Do#m
Rapidement instruite par, Mes bons offices, Elle m'investit d'une part, De ses bénéfices
Si7
Do#m
Ré
La Mi7 La
On s'aida mutuellement, Comme dit l'poète, Elle était l'corps, naturellement, Puis moi la tête
La
Do#m
Sol#
Do#m
Un soir, à la suite de, Manœuvres douteuses, Elle tomba victime d'une, Maladie honteuse
Si7
Do#m
Ré
La Mi7 La
Lors, en tout bien, toute amitié, En fille probe, Elle me passa la moitié, De ses microbes
La
Do#m
Sol#
Do#m
Après des injections aiguës, D'antiseptique, J'abandonnai l'métier d'cocu, Systématique
Si7
Do#m
Ré
La Mi7 La
Elle eut beau pousser des sanglots, Braire à tue-tête, Comme je n'étais qu'un salaud,
J'me fis honnête
La
Do#m
Sol#
Do#m
Sitôt privée de ma tutelle, Ma pauvre amie, Courut essuyer du bordel, Les infamies
Si7
Do#m
Ré
La Mi7 La
Paraît qu'elle s'vend même à des flics, Quelle décadence, Y'a plus d'moralité
publique, Dans notre France
Lam Mi
Lam
Si7 Mi Lam
Au village, sans prétention, J'ai mauvaise réputation.
Lam
Mi
Lam
Si7 Mi Lam
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi, Je passe pour un je-ne-sais-quoi !
Fa
Mi
Fa
Mi Lam Fa Mi
Je ne fais pourtant de tort à personne, En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Lam
Mi
Lam
Si7 Mi Lam
Mais les braves gens n'aiment pas que, L'on suive une autre route qu'eux,
Lam
Mi
Lam
Si7 Mi Lam
Non les braves gens n'aiment pas que, L'on suive une autre route qu'eux,
Fa
Lam
Mi
Lam
Tout le monde médit de moi, Sauf les muets, ça va de soi.
Lam
Mi
Lam
Si7 Mi Lam
Le jour du Quatorze Juillet, Je reste dans mon lit douillet.
Lam
Mi
Lam
Si7 Mi Lam
La musique qui marche au pas, Cela ne me regarde pas.
Fa
Mi
Fa
Mi Lam Fa Mi
Je ne fais pourtant de tort à personne, En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Lam
Mi
Lam
Si7 Mi Lam
Mais les braves gens n'aiment pas que, L'on suive une autre route qu'eux,
Lam
Mi
Lam
Si7 Mi Lam
Non les braves gens n'aiment pas que, L'on suive une autre route qu'eux,
Fa
Lam
Mi
Lam
Tout le monde me montre du doigt, Sauf les manchots, ça va de soi.
Lam
Mi
Lam
Si7 Mi Lam
Quand j'croise un voleur malchanceux, Poursuivi par un cul-terreux,
Lam
Mi
Lam
Si7 Mi Lam
J'lance la patte et pourquoi le taire, Le cul-terreux se r'trouve par terre
Fa
Mi
Fa
Mi Lam Fa Mi
Je ne fais pourtant de tort à personne, En laissant courir les voleurs de pommes.
Lam
Mi
Lam
Si7 Mi Lam
Mais les braves gens n'aiment pas que, L'on suive une autre route qu'eux,
Lam
Mi
Lam
Si7 Mi Lam
Non les braves gens n'aiment pas que, L'on suive une autre route qu'eux,
Fa
Lam
Mi
Lam
Tout le monde se rue sur moi, Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.
Lam
Mi
Lam
Si7 Mi Lam
Pas besoin d'être Jérémie, Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
Lam
Mi
Lam
Si7 Mi Lam
S'ils trouvent une corde à leur goût, Ils me la passeront au cou,
Fa
Mi
Fa
Mi Lam Fa Mi
Je ne fais pourtant de tort à personne, En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Lam
Mi
Lam
Si7 Mi Lam
Mais les braves gens n'aiment pas que, L'on suive une autre route qu'eux,
Lam
Mi
Lam
Si7 Mi Lam
Non les braves gens n'aiment pas que, L'on suive une autre route qu'eux,
Fa
Lam
Mi
Lam
Tout l'monde viendra me voir pendu, Sauf les aveugles, bien entendu.
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
Est-il en notre temps, rien de plus odieux, De plus désespérant que de n'pas
croire en Dieu
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
J'voudrais avoir la foi, la foi d'mon charbonnier, Qui est heureux comme un pape
et con comme un panier
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
Mon voisin du dessus, un certain Blaise Pascal, M'a gentiment donné ce conseil
amical :
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
« Mettez-vous à genoux, priez et implorez, Faites semblant de croire et bientôt
vous croirez »
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
J'me mis à débiter, les rotules à terre, Tous les Ave Maria tous les Pater
Noster
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
Dans les rues les cafés, les trains les autobus, Tous les De Profundis tous les
Morpionnibus
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
Sur ces entrefaites-là, trouvant dans les orties, Une soutane à ma taille je
m'en suis travesti
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
Et tonsuré de frais, ma guitare à la main, Vers la foi salvatrice je me mis en
chemin
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
J'tombai sur un boisseau, d'punaises de sacristie, Me prenant pour un autre en
chœur elles m'ont dit :
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
« Mon père chantez-nous donc, quelque refrain sacré, Quelque sainte chanson
dont vous avez l'secret »
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
Grattant avec ferveur, les cordes sous mes doigts, J'entonnai « Le gorille »
avec « Putain de toi »
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
Criant à l'imposteur, au traître au papelard, Elles veulent me faire subir le supplice d'Abélard
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
Je vais grossir les rangs, des muets du sérail, Les belles ne viendront plus se
pendre à mon poitrail
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
Grâce à ma voix coupée, j'aurai la place de choix, Au milieu des petits
chanteurs à la croix d'bois.
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
Attirée par le bruit, une dame de charité, Leur dit : « Que faites-vous, malheureuses ? Arrêtez ! »
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
« Y'a tant d'hommes aujourd'hui, qui ont un penchant pervers, À prendre obstinément
Cupidon à l'envers »
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
« Tant d'hommes dépourvus, de leurs virils appas, À ceux qui en ont encore ne
les enlevons pas ».
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
Ces arguments massue firent une grosse impression, On me laissa partir avec des
ovations
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
Mais sur l'chemin du ciel, je n'ferai plus un pas, La foi viendra d'elle même
ou elle ne viendra pas
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
Je n'ai jamais tué, jamais violé non plus, Y'a déjà quelques temps que je ne
vole plus
Ré
Sol Mim La7
Ré Fa#7
Sim
Sol
La7 Ré
Si l'Éternel existe, en fin de compte il voit, Qu'je m'conduis guère plus mal
que si j'avais la foi.
Sim Mim Fa#7
Mim
Fa#
Mim Fa#
Chez Jeanne, la Jeanne, Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu
Mim
Sim
Fa#7
Mim Fa#
On pourrait l'appeler l'auberge du Bon Dieu, S'il n'en existait déjà une
Sim
La
Sol
Fa#7
Do#7 Fa#7 Mim Sim
La dernière où l'on peut entrer, Sans frapper sans montrer patte blanche.
Mim Fa#7
Mim
Fa#
Mim Fa#
Chez Jeanne, la Jeanne, On est n'importe qui on vient n'importe quand
Mim
Sim
Fa#7
Mim Fa#
Et comme par miracle par enchantement, On fait partie de la famille
Sim
La
Sol
Fa#7
Do#7 Fa#7 Mim Sim
Dans son cœur en s'poussant un peu, Reste encore une petite place.
Mim Fa#7
Mim
Fa#
Mim Fa#
La Jeanne, la Jeanne, Elle est pauvre et sa table est souvent mal servie
Mim
Sim
Fa#7
Mim Fa#
Mais le peu qu'on y trouve assouvit pour la vie, Par la façon qu'elle le donne
Sim
La
Sol
Fa#7
Do#7 Fa#7 Mim Sim
Son pain ressemble à du gâteau, Et son eau à du vin comme deux gouttes d'eau.
Mim Fa#7
Mim
Fa#
Mim Fa#
La Jeanne, la Jeanne, On la paie quand on peut des prix mirobolants
Mim
Sim
Fa#7
Mim Fa#
Un baiser sur son front ou sur ses cheveux blancs, Un semblant d'accord de
guitare
Sim
La
Sol
Fa#7
Do#7 Fa#7 Mim Sim
L'adresse d'un chat échaudé, Ou d'un chien tout crotté comme pourboire.
Mim Fa#7
Mim
Fa#
Mim Fa#
La Jeanne, la Jeanne, Dans ses roses et ses choux n'a pas trouvé d'enfant
Mim
Sim
Fa#7
Mim Fa#
Qu'on aime et qu'on défend contre les quatre vents, Et qu'on accroche à son
corsage
Sim
La
Sol
Fa#7
Do#7 Fa#7 Mim Sim
Et qu'on arrose avec son lait, D'autres qu'elle en seraient toutes chagrines.
Mim Fa#7
Mim
Fa#
Mim Fa#
Mais Jeanne, la Jeanne, Ne s'en soucie pas plus que de colin-tampon
Mim
Sim
Fa#7
Mim Fa#
Être mère de trois poulpiquets à quoi bon, Quand elle est mère universelle
Sim
La
Sol
Fa#7
Do#7 Fa#7 Mim Sim
Quand tous les enfants de la terre, De la mer et du ciel sont à elle.
Mim
Si7 Mim
Si7
Frapper le gros Mussolini, Même avec un macaroni,
Mim
Lam7 Si7
Mim
Le Romain qui jouait à ça, Se voyait privé de pizza.
Rém
La7
Rém
La7
Après le Frente Popular, L'hidalgo non capitulard
Lam
Si7
Mi7
Qui s'avisait de dire « niet », Mourait au son des castagnettes.
Sol7
Do
Sol7
Do
J'ai conspué Franco la guitare en bataille,
La7
Rém La7 Rém
Durant pas mal d'années (Bis)
Mi7
Lam Mi7 Lam
Faut dire qu'entre nous deux, simple petit détail,
Fa
Do Sib7 La7
Ré Sol7 Do
Y'avait les Pyrénées ! (Bis)
Mim
Si7
Mim
Si7
Qui crachait sur la croix gammée, Dans une mine était sommé
Mim
Lam7 Si7
Mim
De descendre extraire du sel, Pour assaisonner les bretzels.
Rém
La7
Rém
La7
Avant que son jour ne décline, Qui s'élevait contre Staline
Lam
Si7
Mi7
Filait manu militari, Aux sports d'hiver en Sibérie
Sol7
Do
Sol7
Do
J'ai conspué Franco la guitare en bataille,
La7 Rém
La7 Rém
Durant pas mal d'années (Bis)
Mi7
Lam Mi7 Lam
Faut dire qu'entre nous deux, simple petit détail,
Fa
Do Sib7 La7
Ré Sol7 Do
Y'avait les Pyrénées ! (Bis)
Mim
Si7
Mim
Si7
Aux quatre coins du monde encore, Qui se lève et crie : « Pas d'accord !
»
Mim
Lam7 Si7
Mim
En un tournemain se fait cou-Per le sifflet, tordre le cou.
Rém
La7
Rém
La7
Dans mon village, on peut à l'heure, Qu'il est, sans risque de malheur,
Lam
Si7
Mi7
Brandir son drapeau quel qu'il soit, Mais jusques à quand ? Chi lo sà ?
Sol7
Do
Sol7
Do
J'ai conspué Franco la guitare en bataille,
La7
Rém La7 Rém
Durant pas mal d'années (Bis)
Mi7
Lam
Mi7 Lam
Faut dire qu'entre nous deux, simple petit détail,
Fa
Do Sib7 La7
Ré Sol7 Do
Y'avait les Pyrénées ! (Bis)
La7
Ré
La7
Ré
S'engager par le mot, trois couplets un refrain,
Si7
Mim Si7 Mim
Par le biais du micro, (Bis)
Fa#7
Sim Fa#7 Sim
Ça s'fait sur une jambe et ça n'engage à rien,
Ré Do7 Si7
Mi7 La7 Ré La7 Ré
Et peut rapporter gros. (Bis)
Rém
Do
Ô vie heureuse des bourgeois, Qu'avril bourgeonne
Sib
La
Ou que décembre gèle, Ils sont fiers et contents
Rém
Do
Ce pigeon est aimé, Trois jours par sa pigeonne
Sib
La
Rém
ça lui suffit il sait, Que l'amour n'a qu'un temps
Ce dindon a toujours, Béni
sa destinée
Et quand vient le moment, De mourir il faut voir
Cette jeune oie en pleurs : « C'est
là que je suis née
Je meurs près de ma mère, Et j'ai fait mon devoir »
Elle a fait son devoir,
C'est-à-dire que Onques
Elle n'eut de souhait, Impossible elle n'eut
Aucun rêve de lune, Aucun désir
de jonque
L'emportant sans rameurs, Sur
un fleuve inconnu
Et tous sont ainsi faits,
Vivre la même vie
Toujours pour ces gens là, Cela n'est point hideux
Ce canard n'a qu'un bec, Et n'eut jamais envie
Ou de n'en plus avoir, Ou bien d'en avoir deux
Ils n'ont aucun besoin,
De baiser sur les lèvres
Et loin des songes vains, Loin
des soucis cuisants
Possèdent pour tout cœur, Un
viscère sans fièvre
Un coucou régulier, Et garanti dix ans
Ô les gens bien heureux,
Tout à coup dans l'espace
Si haut qu'ils semblent aller, Lentement
en grand vol
En forme de triangle, Arrivent planent, et passent
Où vont ils ? ... qui sont-ils ? Comme
ils sont loin du sol
Regardez les passer, eux,
Ce sont les sauvages
Ils vont où leur désir, Le
veut par dessus monts
Et bois, et mers, et vents, Et loin des esclavages
L'air qu'ils boivent, Ferait éclater vos poumons
Regardez les avant, D'atteindre
sa chimère
Plus d'un l'aile rompue, Et
du sang plein les yeux
Mourra. Ces pauvres gens, Ont aussi femme et mère
Et savent les aimer, Aussi
bien que vous, mieux
Pour choyer cette femme,
Et nourrir cette mère
Ils pouvaient devenir, Volailles
comme vous
Mais ils sont avant tout, Des fils de la chimère
Des assoiffés d'azur, Des poètes des fous
Regardez les vieux coqs,
Jeune Oie édifiante
Rien de vous ne pourra, monter
aussi haut qu'eux
Et le peu qui viendra, D'eux à vous c'est
leur fiente,
Les bourgeois sont troublés, De
voir passer les gueux
(couplet bis)
Fa#7 Sim
Fa#7 Sim La7
Ré La7
Ré
Sauf dans le cas fréquent hélas, Où ce sont de vrais dégueulasses
Sol Fa#7 Sim
Mi7 Fadim Fa#7
On ne devrait perdre jamais, Ses père et mère bien sûr mais
La7
Ré La7 Ré
Ré
Fadim Fa#7
A moins d'être un petit malin, qui meurt avant d'être orphelin
Fa#7 Si7
Mim
Sim Fa#7 Sim
Ou un infortuné bâtard, Ça nous pend au nez tôt ou tard.
Quand se drapant dans un linceul, Ses parents le laissent tout seul,
Le petit orphelin ma fois, Est bien à plaindre, toutefois,
Sans aller jusqu'à décréter, Qu'il devient un enfant gâté
Disons que dans son affliction, Il trouve des compensations.
D'abord au dessert aussitôt, La meilleure part du gâteau,
Et puis plus d'école pardi, La semaine aux quatre jeudis.
On le traite comme un pacha, A sa place on fouette le chat,
Et le trouvant très chic en deuil, Les filles lui font des clins d'œil.
Il serait par trop saugrenu, D'énumérer par le menu
Les faveurs et les passe-droits, Qu'en l'occurrence on lui octroie
Tirant même un tel bénéfice, En perdant leurs parents des fils,
Dénaturés regrettent de, N'en avoir à perdre que deux
Hier j'ai dit à un animal, De flic qui me voulait du mal,
« Je suis orphelin, savez-vous ? » Il me répondit : « je m'en fous ».
J'aurais eu quarante ans de moins, Je suis sûr que par les témoins,
La brute aurait été mouchée, Mais ces lâches n'ont pas bougé.
Aussi mon enfant si tu dois, Être orphelin dépêche toi,
Tant qu'à perdre tes chères parents, Petit, n'attends pas d'être grand,
L'orphelin d'âge canonique, Personne ne le plaint bernique !
Et pour tout le monde il demeure, Orphelin de la onzième heure.
Celui qui a fait cette chanson, A voulu dire à sa façon,
Que la perte des vieux est par-Fois perte sèche, blague à part.
Avec l'âge c'est bien normal, Les plaies du cœur guérissent mal,
Souventes fois même, salut, Elles ne se referment plus
Lam
Avec une bêche à l'épaule, Avec, à la lèvre,
un doux chant, Avec, à la lèvre, un doux chant,
Rém
Sol7
Do
Rém
Mi7
Avec,
à l'âme, un grand courage, Il s'en allait trimer aux champs !
Lam
Rém Mi7
Lam
Rém Mi7 Lam
Pauvre
Martin, pauvre misère, Creuse la
terre, creuse le temps !
Lam
Pour
gagner le pain de sa vie, De l'aurore jusqu'au couchant, De l'aurore jusqu'au
couchant,
Rém
Sol7 Do
Rém
Mi7
Il
s'en allait bêcher la terre, En tous les lieux, par tous les temps !
Lam
Rém Mi7
Lam
Rém Mi7 Lam
Pauvre
Martin, pauvre misère, Creuse la terre, creuse le temps !
Lam
Sans laisser voir, sur son visage, Ni l'air
jaloux ni l'air méchant, Ni l'air jaloux ni l'air méchant,
Rém
Sol7
Do
Rém
Mi7
Il
retournait le champ des autres, Toujours bêchant, toujours bêchant !
Lam
Rém Mi7
Lam
Rém Mi7 Lam
Pauvre
Martin, pauvre misère, Creuse la terre, creuse le temps !
Lam
Et quand la mort lui a fait signe, De labourer
son dernier champ, De labourer son dernier champ,
Rém
Sol7
Do
Rém
Mi7
Il
creusa lui-même sa tombe, En faisant vite, en se cachant ...
Lam
Rém Mi7
Lam
Rém Mi7 Lam
Pauvre
Martin, pauvre misère, Creuse la terre, creuse le temps !
Lam
Il creusa lui-même sa tombe, En faisant vite,
en se cachant, En faisant vite, en se cachant,
Rém
Sol7 Do
Rém
Mi7
Et
s'y étendit sans rien dire, Pour ne
pas déranger les gens ...
Lam
Rém Mi7
Lam
Rém Mi7 Lam
Pauvre
Martin, pauvre misère, Dors sous
la terre, dors sous le temps !
Rém
Sol7
Do
La7
Rém
Les copains affligés, les copines en pleurs, La boite à Dominos, enfouie sous
les fleurs
Sol7
Do Lam Ré7 Sol7 Do Do7
Tout le monde équipé de sa tenue de deuil, La farce était bien bonne et
valait le coup d'œil
Fa
Si7
Mim
Lam
Ré7 Sol7 Do La7
Les quat'zarts avaient fait les choses comme il faut : L'enterrement paraissait
officiel. Bravo !
Le mort ne chantait pas : « Ah c'qu'on s'emmerde ici ! »
Il prenait son trépas à cœur cette fois ci.
Et les bonhommes chargés, de la levée du corps, Ne chantaient pas non plus :
« Saint Éloi bande encore ! ».
Les quat'zarts avaient fait les choses comme il faut : Le macchabée semblait
tout à fait mort. Bravo !
Ce n'étaient pas du tout des filles en tutu, Avec des fesses à
claques et des chapeaux pointus
Les commères choisies pour le cordon du poêle, Et nul ne leur criait :« A poil ! A poil ! A poil ! »
Les quat'zarts avaient fait les choses comme il faut : Les pleureuses sanglotaient
pour de bon. Bravo !
Le curé n'avait pas un goupillon factice, Un de ces goupillons en forme de phallus,
Et quand il y alla de ses De Profondis, L'enfant de cœur répliqua pas
morpionibus
Les quat'zarts avaient fait les choses comme il faut : Le curé venait pas de
Camaret. Bravo !
On descendit la bière, et je fut bien déçu, La blague
maintenant frisait le mauvais goût,
Car le mort se laissa jeter la terre dessus, Sans lever le couvercle en
s'écriant : « Coucou ! »
Les quat'zarts avaient fait les choses comme il faut : Le cercueil n'était pas
à double fond. Bravo !
Quand tout fut consommé, je leur ai dit : « Messieurs,
Allons faire à présent la tournée des boxons »
Mais ils m'ont regardé avec de pauvres yeux, Puis ils m'ont embrassé d'une étrange façon.
Les quat'zarts avaient fait les choses comme il faut : Leur compassion semblait venir du cœur. Bravo !
Quand je suis ressorti de ce champ de navets, L'ombre de l'ici gît,
pas à pas me suivait,
Une petite croix de trois fois rien du tout, Faisant à elle seule de l'ombre un
peu partout.
Les quat'zarts avaient fait les choses comme il faut : Les revenants s'en
mêlaient à leur tour. Bravo !
J'ai compris ma méprise un petit peu plus tard, Quand allumant
ma pipe avec le faire-part,
J'm'aperçu que mon nom, comme celui d'un bourgeois, Occupait sur la liste une
place de choix.
Les quat'zarts avaient fait les choses comme il faut : J'étais le plus proche
parent du défunt. Bravo !
Adieu les faux tibias, les crânes de carton, Plus de marche
funèbre, au son des mirlitons.
Au grand bal des quat'zarts, nous n'irons plus danser, Les vrais enterrements
viennent de commencer
Nous n'irons plus danser au grand bal des quat'zarts, Viens pépère on va se
ranger des corbillards. (bis)
Intro : Do Mi7 Lam Sol7
Do
Mi7
Lam
Sol7
Do
Les invalides chez nous, l'revers de leur médaille, C'est pas d'être hors
d'état courir les filles, cré nom de nom,
Sol7
Do
Mi7
Lam
Mi7 Lam
Mais de ne plus pouvoir retourner au champ de bataille, Le rameau d'olivier
n'est pas notre symbole, non !
Sol7 Do Mi7 Lam Sol7
Ce que par dessus tout, nos aveuglent déplorent, C'est pas
d'être hors d'état d'se rincer l'œil, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir lorgner le drapeau tricolore, La ligne bleu des Vosges
sera toujours notre horizon.
Et les sourds de chez nous, s'ils sont mélancoliques, C'est pas
d'être hors d'état d'ouïr les sirènes, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir, entendre au défilé d'la clique, Les échos du tambour
de la trompette et du clairon.
Et les muets d'chez nous, c'qui les met mal à l'aise, C'est pas
d'être hors d'état d'conter fleurette, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir reprendre en cœur la marseillaise, Les chansons
martiales sont les seules que nous entonnons.
Ce qui de nos manchots, aigrit le caractère, C'est pas d'être
hors d'état d'pincer les fesses, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir faire le salut militaire, Jamais un bras d'honneur ne
sera notre geste. Non !
Les estropiés d'chez nous, ce qui les rend patraques, C'est pas
d'être hors d'état d'courir la gueuse, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir participer à une attaque, On rêve de Rosalie, la baïonnette,
pas de Ninon
C'qui manque aux amputés, de leurs bijoux d'famille, C'est pas
d'être hors d'état d'aimer leur femme, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir sabrer les belles ennemies, La colombe de la paix, on
l'apprête aux petits oignons.
Quant à nos trépassés, s'ils ont tous l'âme en peine, C'est
pas d'être hors d'état d'mourir d'amour, cré nom de nom,
Mais de ne plus pouvoir se faire occire à la prochaine, Au monument au morts,
chacun rêve d'avoir son nom.