Fa
Sol
Do Lam Rém
Mi
Lam
La femme qui possède tout en elle, Pour donner le goût des fêtes charnelles
Rém
Mi
Lam
Si7
Mi
La femme qui suscite en nous tant de passions brutales, La femme est avant tout sentimentale
Fa
Sol
Do Lam Rém
Mi
Lam
Main dans la main les longues promenades, Les fleurs les billets doux les sérénades
Rém
Mi
Lam
Si7 Mi
Lam
Les crimes les folies que pour ses beaux yeux l'on commêt, La transporte mais...
Refrain :
Do
Sol7
Do
Mi
Quatre-vingt-quinze fois sur cent, La femme s'emmerde en baisant
Lam
Mi
Lam
Qu'elle le taise ou le confesse, C'est pas tout les jours qu'on lui déride les fesses
Do
Sol7
Do
Mi
Les pauvre bougres convaincus, Du contraire sont des cocus
Fa
Sol7
Do Lam
Rém Sol7 La7
À l'heure de l'œuvre de chaire, Elle est souvent triste Peuchère
Fa
Sol7
Do Lam
Rém Sol7 Do
S'il n'entend le cœur qui bat, Le corps non-plus ne bronche pas.
Sauf quand elle aime un homme avec tendresse, Toujours sensible alors
à ses caresses
Toujours bien disposée, toujours encline à s'émouvoir,
Elle s'emmerde sans s'en apercevoir.
Ou quand elle a des besoins tyranniques, Qu'elle souffre de nymphomanie
chronique
C'est elle qui fait alors passer à ses adorateurs, De fichus quart
d'heure.
Refrain
Les « encore », les « c'est bon », les « continue
»,
Qu'elle crie pour simuler qu'elle monte aux nues
C'est pure charité les soupirs des anges ne sont, En vérité
que de pieux mensonges
C'est à seule fin que son partenaire, Se croit un amant extraordinaire
Que le coq imbécile et prétentieux perché dessus,
Ne soit pas déçu.
Refrain
J'entends aller bon train les commentaires, De ceux qui font des châteaux
à Cythère :
C'est parce que tu n'es qu'un malhabile, un maladroit, Qu'elle conserve
toujours son sang froid
Peut-être mais si les assauts vous pèsent, De ces petits
m'as-tu-vu quand je baise
Mesdames en vous laissant manger le plaisir sur le dos, Chantez in
petto...
Refrain
Do
Sol7
Do
Je ne suis pas du tout, l'antéchrist de service,
Lam
Mi7 Lam
J'ai même pour Jésus et pour son sacrifice
Fa
Do Si7
Mi
Un brin d'admiration, soit dit sans ironie,
La
Mi La
Mi
Car cela ne doit pas être une sinécure,
Fa
Do
Mi7 La7
Non, que de se laisser cracher à la figure
Fa Fa#dim Do
Mi7 Lam Sol7
Par la canaille et la racaille réunies.
Bien sûr il est normal que la foule révère
Ce héros qui jadis parti pour aller faire
L'alpiniste avant l'heure, en haut du Golgotha,
En portant sur l'épaule une croix accablante,
En méprisant l'insulte et le remonte pente,
Et sans aucun bravo qui le réconfortât !
Bien sûr autour du front la couronne d'épines,
L'éponge trempée dans Dieu sait quelle bibine,
Et les clous enfoncés, dans les pieds et les mains,
C'est très inconfortable et ça vous tarabuste,
Même si l'on est brave et si l'on est robuste,
Et si le paradis est au bout du chemin.
Bien sûr, mais il devait défendre son prestige,
Car il était le fils du ciel, l'enfant prodige,
Il était le Messie et ne l'ignorait pas.
Entre son père et lui, c'était l'accord tacite :
Tu montes sur la croix et je te ressuscite !
On meurt de confiance avec un tel papa.
Il a donné sa vie sans doute mais son zèle
Avait une portée quasi universelle
Qui rendait le supplice un peu moins douloureux.
Il savait que dans chaque église, il serait tête
D'affiche et qu'il aurait son portrait en vedette,
Entouré des élus, des saints, des bienheureux.
En se sacrifiant il sauvait tous les hommes.
Du moins le croyait-il ! Au point où nous en sommes,
On peut considérer qu'il s'est fichu dedans.
Le jeu si j'ose dire, en valait la chandelle.
Bon nombre de chrétiens et même d'infidèles,
Pour un but aussi noble en auraient fait autant
(Cela dit je ne suis pas l'Antéchrist de service)
La5+ : 003220
Lam
Fa Mi
Lam
Sol7 Do Mi7
J'ai des tombeaux en abondance, Des sépultures à discrétion,
Lam
Fa Mi
Lam
Dans tout cim'tière d'quelque importance, J'ai ma petite concession.
Lam
Fa Mi Lam
Sol7 Do Mi7
De l'humble tertre au mausolée, Avec toujours quelqu'un dedans,
Lam
Fa Mi Lam
J'ai des p'tites bosses plein les allées, Et je suis triste,
cependant...
La
Fa#7 Sim Mi7 La
Fa#7 Sim Mi7
Car je n'en ai pas, et ça m'agace, Et ça défrise
mon blason,
La Fa#7 Sim
Mi7 La
La5+ Ré
Lam Mi7
Lam
Au cimetière du Montparnasse, A quatre pas de ma maison, A quatre
pas de ma maison.
J'en possède au Père-Lachaise, A Bagneux, à Thiais,
à Pantin,
Et jusque, ne vous en déplaise, Au fond du cimetière
marin,
A la ville comme à la campagne, Partout où l'on peut
faire un trou,
J'ai même des tombeaux en Espagne, Qu'on me jalouse peu ou prou...
Mais j'n'en ai pas la moindre trace, Le plus humble petit soupçon,
Au cimetière du Montparnasse, A quatre pas de ma maison, A quatre
pas de ma maison.
Le jour des morts, je cours, le vole, Je vais infatigablement,
De nécropole en nécropole, De pierre tombale en monument.
On m'entrevoit sous une couronne, D'immortelles à Champerret,
Un peu plus tard, c'est à Charonne, Qu'on m'aperçoit sous
un cyprès...
Mais, seul, un fourbe aura l'audace, De dire : « J'l'ai vu à
l'horizon,
Du cimetière du Montparnasse, A quatre pas de sa maison, A quatre
pas de sa maison ».
Devant l'château d'ma grand-tante, La marquise de Carabas,
Ma sainte famille languit d'attente : Mourra-t-elle, mourra-t-elle pas ?
L'un veut son or, l'autre ses meubles, Qui ses bijoux, qui ses bib'lots,
Qui ses forêts, qui ses immeubles, Qui ses tapis, qui ses tableaux...
Moi je n'implore qu'une grâce, C'est qu'elle passe la morte-saison
Au cimetière du Montparnasse, A quatre pas de ma maison, A quatre
pas de ma maison.
Ainsi chantait, la mort dans l'âme, Un jeune homme de bonne tenue,
En train de ranimer la flamme, Du soldat qui lui était connu,
Or, il advint qu'le ciel eut marre de, L'entendre parler de ses caveaux.
Et Dieu fit signe à la camarde, De l'expédier rue Froidevaux...
Mais les croque-morts, qui étaient de Chartres, Funeste erreur
de livraison,
Menèrent sa dépouille à Montmartre, De l'autre
côté de sa maison, De l'autre côté de sa maison.
Lam
Si7
Mi7
Autrefois, quand j'étais marmot, J'avais la phobie des gros mots
Do
Mi7
Et si j'pensais « merde » tout bas, Je ne le disais pas
Lam
Si7
Mi7
Mais, aujourd'hui que mon gagne-pain, C'est d'parler comme un turlupin
Do
Mi7
Lam
Je n'pense plus « merde », pardi, Mais je le dis
Rém
Lam Si7 Mi7 Lam
J'suis l'pornographe, Du phonographe
Rém Sol7 Do Mi7 Lam
Le polisson, De la chanson
Afin d'amuser la gal'rie, Je crache des gauloiseries
Des pleines bouches de mots crus, Tout à fait incongrus
Mais, en m'retrouvant seul sous mon toit, Dans ma psyché j'me montre
au doigt
Et m'crie: « Va t'faire, homme incorrect, Voir par les Grecs »
au refrain
Tous les sam'dis j'vais à confesse, M'accuser d'avoir parlé
d'fesses
Et j'promets ferme au marabout, De les mettre tabou
Mais, craignant, si je n'en parle plus, D'finir à l'Armée du
Salut
Je r'mets bientôt sur le tapis, Les fesses impies
au refrain
Ma femme est, soit dit en passant, D'un naturel concupiscent
Qui l'incite à se coucher nue, Sous le premier venu
Mais, m'est-il permis, soyons sincères, D'en parler au café-concert
Sans dire qu'elle a, suraigu, Le feu au cul ?
au refrain
J'aurais sans doute du bonheur, Et peut-être la Croix d'Honneur
A chanter avec décorum, L'amour qui mène à Rome
Mais, mon ange m'a dit : « Turlututu, Chanter l'amour t'est défendu
S'il n'éclôt pas sur le destin, D'une putain »
au refrain
Et quand j'entonne, guilleret, A un patron de cabaret
Une adorable bucolique, Il est mélancolique
Et, me dit, la voix noyée de pleurs : « S'il vous plaît
de chanter les fleurs
Qu'elles poussent au moins rue Blondel, Dans un bordel »
au refrain
Chaque soir avant le dîner, A mon balcon mettant le nez
Je contemple les bonnes gens, Dans le soleil couchant
Mais, n'me d'mandez pas d'chanter ça, si, Vous redoutez d'entendre
ici
Que j'aime à voir, de mon balcon, Passer les cons
au refrain
Les bonnes âmes d'ici bas, Comptent ferme qu'à mon trépas
Satan va venir embrocher, Ce mort mal embouché
Mais, mais veuille le grand manitou, Pour qui le mot n'est rien du tout
Admettre en sa Jérusalem, A l'heure blême
Le pornographe, Du phonographe
Le polisson, De la chanson
Sim
Sol La7
Ré
Y'a tout à l'heure, Quinze ans d'malheur, Mon vieux Léon
Lam
Si7 Mim Sim Sol
Do#7 Fa#
Que tu es parti, Au paradis, D'l'accordéon
Sim
Sol La7 Ré
Parti bon train, Voir si l'bastrin- gue et la java
Lam Si7 Mim
Sim Fa#7 Sim
Avaient gardé, Droit de cité, Chez Jéhovah
Fa#7
Sim La7
Ré Si7 Mim
Quinze ans bientôt Qu'musique au dos, Tu t'en allais
La7 Ré Sol
Do
Fa#7
Mener le bal, A l'amicale, Des feux follets
Sim La7
Ré Si7
Mim
En cet asile, Par sainte Cécile, Pardonne-nous
La7 Ré
Sol Do Fa#7
Sim
De n'avoir pas, Su faire cas, De ton biniou
Sim
Sol La7
Ré
C'est une erreur, Mais les joueurs, D'accordéon
Lam
Si7 Mim Sim Sol
Do#7 Fa#
Au grand jamais, On ne les met, Au Panthéon
Sim
Sol La7 Ré
Mon vieux, tu as dû, T'contenter du, Champ de navets
Lam
Si7 Mim
Sim Fa#7 Sim
Sans grandes pom-pes et sans pompons, Et sans ave
Fa#7
Sim La7 Ré
Si7 Mim
Mais les copains, Suivaient l'sapin, Le cœur serré
La7 Ré Sol
Do
Fa#7
En rigolant, Pour faire semblant, De n'pas pleurer
Sim La7 Ré Si7
Mim
Et dans nos cœurs, Pauvre joueur, D'accordéon
La7 Ré Sol
Do Fa#7 Sim
Il fait ma foi, Beaucoup moins froid, Qu'au Panthéon
Sim
Sol La7
Ré
Depuis mon vieux, Qu'au fond des cieux, Tu as fait ton trou
Lam Si7 Mim
Sim Sol Do#7
Fa#
Il a coulé, De l'eau sous les, Ponts de chez nous
Sim
Sol La7 Ré
Les bons enfants, D'la rue de Van-ves à la Gaîté
Lam
Si7 Mim Sim Fa#7
Sim
L'un comme l'au-tre au gré des flots, Furent emportés
Fa#7
Sim La7 Ré Si7
Mim
Mais aucun d'eux, N'a fait fi de, Son temps jadis
La7
Ré Sol Do
Fa#7
Tous sont restés, Du parti des, Myosotis
Sim La7
Ré Si7
Mim
Tous ces pierrots, Ont le cœur gros, Mon vieux Léon
La7 Ré
Sol Do Fa#7
Sim
En entendant, Le moindre chant, D'accordéon
Sim
Sol La7
Ré
Quel temps fait-il, Chez les gentils, De l'au-delà
Lam Si7 Mim
Sim Sol Do#7
Fa#
Les musiciens, Ont-ils enfin, Trouvé le la
Sim
Sol La7
Ré
Et le p'tit bleu, Est-c'que ça n'le, Rend pas meilleur
Lam Si7 Mim
Sim Fa#7 Sim
D'être servi, Au sein des vi-gnes du Seigneur
Fa#7
Sim La7
Ré Si7 Mim
Si d'temps en temps, Une dame d'antan, S'laisse embrasser
La7 Ré
Sol
Do
Fa#7
Sûr'ment papa, Que tu regrettes pas, D'être passé
Sim La7
Ré Si7
Mim
Et si l'bon Dieu, Aime tant soit peu, L'accordéon
La7 Ré
Sol Do
Fa#7 Sim
Au firmament, Tu t'plais sûr'ment, Mon vieux Léon
Sol(barre)
Un chien caniche à l'œil coquin, Qui venait de chez son béguin,
Lam
Tortillant de la croupe et claquetant de la. semelle,
Ré
Descendait, en s'poussant du col, Le boul'vard de Sébastopol,
Sol
Tortillant de la croupe et redoublant le pas.
Une midinette en repos, Se plut à suivre le cabot,
Tortillant de la croupe et claquetant de la semelle,
Sans voir que son corps magnétique, Entraînait un jeune
loustic,
Tortillant de la croupe et redoublant le pas.
Or, l'amante de celui-ci, Jalouse le suivait aussi,
Tortillant de la croupe et claquetant de la semelle,
Et l'vieux mari de celle-là, Le talonnait de ses pieds plats,
Tortillant de la croupe et redoublant le pas.
Un dur balafré courait sus Au vieux qu'il prenait pour Crésus,
Tortillant de la croupe et claquetant de la semelle,
Et derrière le dur balafré, Marchait un flic à
pas feutrés,
Tortillant de la croupe et redoublant le pas.
Et tous, cabot, trottin, loustic, Épouse, époux, et dur
et flic,
Tortillant de la croupe et claquetant de la semelle,
Descendaient à la queue leu leu, Le long boul'vard si populeux,
Tortillant de la croupe et redoublant le pas.
Voilà que l'animal, soudain, Profane les pieds du trottin,
Tortillant de la croupe et claquetant de la semelle,
Furieuse elle flanque avec ferveur, Une paire de gifles à son
suiveur,
Tortillant de la croupe et redoublant le pas.
Celui-ci la tête à l'envers Voit la
jalouse l'œil grand
ouvert,
Tortillant de la croupe et claquetant de la semelle,
Et l'abreuve d'injures bien senties, Que j'vous dirai à la sortie,
Tortillant de la croupe et redoublant le pas.
Derrière arrivait le mari, Ce fut à lui qu'elle s'en prit,
Tortillant de la croupe et claquetant de la semelle,
En le traitant d'une voix aiguë, De tambour-major des cocus.
Tortillant de la croupe et redoublant le pas.
Le mari rebroussant chemin, Voit le dur et lui dit « gamin »,
Tortillant de la croupe et claquetant de la semelle,
« C'est trop tard pour me détrousser, Ma femme vous a devancé »,
Tortillant de la croupe et redoublant le pas.
Le dur vexé de faire chou blanc, Dégaine un couteau rutilant,
Tortillant de la croupe et claquetant de la semelle,
Qu'il plante à la joie du public, A travers la carcasse du flic,
Tortillant de la croupe et redoublant le pas.
Et tous, bandit, couple, loustic, Trottin, cabot, tous, moins le flic,
Tortillant de la croupe et claquetant de la semelle,
Suivirent à la queue leu leu, L'enterrement du flic parbleu,
Tortillant de la croupe et redoublant le pas. (bis)
Rém
Do
Sib La7
Dans un coin pourri, Du pauvre Paris, Sur une place,
Rém
Do
Sib La7 Rém
L'est un vieux bistrot, Tenu pas un gros, Dégueulasse.
Si t'as le bec fin, S'il te faut du vin, D'première classe,
Va boire à Passy, Le nectar d'ici, Te dépasse.
Mais si t'as l'gosier, Qu'une armure d'acier, Matelasse,
Goûte à ce velours, Ce petit bleu lourd, De menaces.
Tu trouveras là, La fine fleur de la, Populace,
Tous les marmiteux, Les calamiteux, De la place.
Qui viennent en rang, Comme les harengs, Voir en face
La belle du bistrot, La femme à ce gros, Dégueulasse.
Que je boive à fond, L'eau de toutes les fon- Taines Wallace,
Si, dès aujourd'hui, Tu n'es pas séduit, Par la grâce.
De cette jolie fée, Qui, d'un bouge, a fait, Un palace.
Avec ses appas, Du haut jusqu'en bas, Bien en place.
Ces trésors exquis, Qui les embrasse, qui, Les enlace ?
Vraiment, c'en est trop ! Tout ça pour ce gros, Dégueulasse
!
C'est injuste et fou, Mais que voulez-vous, Qu'on y fasse ?
L'amour se fait vieux, Il a plus les yeux, Bien en face.
Si tu fais ta cour, Tâche que tes discours, Ne l'agacent.
Sois poli, mon gars, Pas de geste ou ga- re à la casse.
Car sa main qui claque, Punit d'un flic-flac, Les audaces.
Certes, il n'est pas né, Qui mettra le nez, Dans sa tasse.
Pas né, le chanceux, Qui dégèl'ra ce, Bloc de glace.
Qui fera dans l'dos, Des cornes à ce gros, Dégueulasse.
Dans un coin pourri, Du pauvre Paris, Sur une place,
Une espèce de fée, D'un vieux bouge, a fait, Un palace.
La
Do# Ré
Do#
J'ai perdu mes bajoues, j'ai perdu ma bedaine, Et, ce, d'une
façon si nette, si soudaine,
Fa#m
Ré
Si7
Mi7
La
Qu'on me suppose un mal qui ne pardonne pas, Qui se rit d'Esculape
et le laisse baba.
Le monstre du Loch Ness ne faisant plus recette, Durant les moments
creux dans certaines gazettes,
Systématiquement, les nécrologues jouent, À me
mettre au linceul sous des feuilles de chou.
Or, lassé de servir de tête de massacre, Des contes à
mourir debout qu'on me consacre,
Moi qui me porte bien, qui respire la santé, Je m'avance et
je crie toute la vérité.
Toute la vérité, messieurs, je vous la livre, Si j'ai
quitté les rangs des plus de deux cents livres,
C'est la faute à Mimi, à Lisette, à Ninon, Et
bien d'autres, j'ai pas la mémoire des noms.
Si j'ai trahi les gros, les joufflus, les obèses, C'est que je
baise, que je baise, que je baise
Comme un bouc, un bélier, une bête, une brute, Je suis
hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !
Qu'on me comprenne bien, j'ai l'âme du satyre, Et son comportement,
mais ça ne veut point dire
Que j'en aie le talent, le génie, loin s'en faut ! Pas une seule
encore ne m'a crié « bravo ! »
Entre autres fines fleurs, je compte, sur ma liste, Rose, un bon nombre
de femmes de journalistes
Qui, me pensant fichu, mettent toute leur foi, A m'donner du bonheur
une dernière fois.
C'est beau, c'est généreux, c'est grand, c'est magnifique
! Et, dans les positions les plus pornographiques,
Je leur rends les honneurs à fesses rabattues, Sur des tas de
bouillons, des paquets d'invendus.
Et voilà ce qui fait que, quand vos légitimes, Montrent
leurs fesses au peuple ainsi qu'à vos intimes,
On peut souvent y lire, imprimés à l'envers, Les échos,
les petits potins, les faits divers.
Et si vous entendez sourdre, à travers les plinthes, Du boudoir
de ces dames, des râles et des plaintes,
Ne dites pas : « C'est tonton Georges qui expire », Ce sont tout simplement
les anges qui soupirent.
Et si vous entendez crier comme en quatorze : « Debout ! Debout les morts
! » ne bombez pas le torse,
C'est l'épouse exaltée d'un rédacteur en chef,
Qui m'incite à monter à l'assaut derechef.
Certes, il m'arrive bien, revers de la médaille, De laisser quelquefois
des plumes à la bataille...
Hippocrate dit : « Oui, c'est des crêtes de coq », Et Gallien répond
« Non, c'est des gonocoques... »
Tous les deux ont raison. Vénus parfois vous donne, De méchants
coups de pied qu'un bon chrétien pardonne,
Car, s'ils causent du tort aux attributs virils, Ils mettent rarement
l'existence en péril.
Eh bien, oui, j'ai tout ça, rançon de mes fredaines. La
barque pour Cythère est mise en quarantaine.
Mais je n'ai pas encor, non, non, non, trois fois non, Ce mal mystérieux
dont on cache le nom.
Si j'ai trahi les gros, les joufflus, les obèses, C'est que je
baise, que je baise, que je baise
Comme un bouc, un bélier, une bête, une brute, Je suis
hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !
Lam
Sol
Do Mi Lam Fa7
Si7
Mi7
Il y avait des temps et des temps, Qu'je n'm'étais pas servi
d'mes dents
Lam
Sol
Do
Lam Fa7 Si7
Lam
Qu'je n'mettais plus d'vin dans mon eau, Ni de charbon dans mon fourneau
Sol7 Do
Lam
Si7 Mi7
Les croque-morts, silencieux, Me dévoraient déjà
des yeux
Lam Ré7
Sol7 Do
Lam Fa7
Mi7 Lam
Ma dernière heure allait sonner, C'est alors que j'ai mal tourné
Lam
Sol
Do Mi Lam Fa7
Si7
Mi7
N'y allant pas par quatre chemins, J'estourbis en un tournemain
Lam
Sol
Do
Lam Fa7 Si7
Lam
En un coup de bûche excessif, Un noctambule en or massif
Sol7 Do
Lam
Si7 Mi7
Les chats fourrés, quand ils l'ont su, M'ont posé la patte
dessus
Lam Ré7
Sol7 Do
Lam Fa7
Mi7 Lam
Pour m'envoyer à la Santé, Me refaire une honnêteté
Lam
Sol
Do Mi Lam Fa7
Si7
Mi7
Machin, Chose, Un tel, Une telle, Tous ceux du commun des mortels
Lam
Sol
Do
Lam Fa7 Si7
Lam
Furent d'avis que j'aurais dû, En bonne justice être pendu
Sol7 Do
Lam
Si7 Mi7
A la lanterne et sur-le-champ, Y s'voyaient déjà partageant
Lam Ré7
Sol7 Do
Lam Fa7
Mi7 Lam
Ma corde, en tout bien tout honneur, En guise de porte-bonheur
Lam
Sol
Do Mi Lam Fa7
Si7
Mi7
Au bout d'un siècle, on m'a jeté, A la porte de la Santé
Lam
Sol
Do
Lam Fa7 Si7
Lam
Comme je suis sentimental, Je retourne au quartier natal
Sol7 Do
Lam
Si7 Mi7
Baissant le nez, rasant les murs, Mal à l'aise sur mes fémurs
Lam Ré7
Sol7 Do
Lam Fa7
Mi7 Lam
M'attendant à voir les humains, Se détourner de mon chemin
Lam
Sol
Do Mi Lam Fa7
Si7
Mi7
Y'en a un qui m'a dit: « Salut ! Te revoir, on n'y comptait plus »
Lam
Sol
Do
Lam Fa7 Si7
Lam
Y'en a un qui m'a demandé, Des nouvelles de ma santé
Sol7 Do
Lam
Si7 Mi7
Lors, j'ai vu qu'il restait encor, Du monde et du beau monde sur terre
Lam Ré7
Sol7 Do
Lam Fa7
Mi7 Lam
Et j'ai pleuré, le cul par terre, Toutes les larmes de mon corps
Do
La7
Rém La7
Rém
La7 Rém
La7 Rém
Quand on n'est pas d'accord avec le fort en thème, Qui, chez
les sorbonnards, fit ses humanités,
Ré7
Fa
Do Sol7
Do
On murmure in petto : « C'est un vrai Nicodème, Un balourd, un
bélître, un bel âne bâté. »
Moi qui pris mes leçons chez l'engeance argotique, Je dis en
l'occurrence, excusez le jargon,
Si la forme a changé le fond reste identique : « Ceux qui ne
pensent pas comme nous sont des cons. »
Refrain :
La7
Ré
Entre nous soit dit, bonnes gens, Pour reconnaître
Ré7
Sol7 Do
Que l'on n'est pas intelligent, Il faudrait l'être.
Entre nous soit dit, bonnes gens, Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent, Il faudrait l'être.
Jouant les ingénus, le père de Candide, Le génial
Voltaire, en substance écrivit
Qu'il souffrait volontiers - complaisance splendide - Que l'on ne se
conformât point à son avis.
« Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes, Mais
jusques à la mort, je me battrais pour qu'on
Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme ! » « Ceux qui
ne pensent pas comme nous sont des cons. »
(Refrain)
Si ça n'entraîne pas une guerre civile, Quand un fâcheux
me contrarie, c'est - soyons francs -
Un peu par sympathie, par courtoisie servile, Un peu par vanité
d'avoir l'air tolérant,
Un peu par crainte aussi que cette grosse bête, Prise à
rebrousse-poil ne sorte de ses gonds
Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête. « Ceux
qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »
(Refrain)
La morale de ma petite ritournelle, Il semble superflu de vous l'expliciter.
Elle coule de source, elle est incluse en elle : Faut choisir entre
deux éventualités.
En fait d'alternative, on fait pas plus facile. Ceux qui l'aiment,
parbleu, sont des esprits féconds,
Ceux qui ne l'aiment pas, de pauvres imbéciles. « Ceux qui ne
pensent pas comme nous sont des cons. »
(Refrain)
La
La5+ Ré Mi7
La
Ré La Mi7
Un bon petit diable à la fleur de l'âge, La jambe légère
et l'œil polisson
La
La5+ Ré Mi7
La Fa#7 Sim Mi7 La
Et la bouche pleine de joyeux ramages, Allait à la chasse aux
papillons
La
La5+ Ré Mi7
La
Ré La Mi7
Comme il atteignait l'orée du village, Filant sa quenouille,
il vit Cendrillon
La
La5+ Ré Mi7
La Fa#7 Sim Mi7 La
Il lui dit : « Bonjour, que Dieu te ménage, J't'emmène
à la chasse aux papillons »
La7
Ré La7
Ré La7
Ré
La7 Ré
Cendrillon ravie de quitter sa cage, Met sa robe neuve et ses bottillons
Fa#7
Sim
Fa#7 Sim Fa#m
Sol#7
Do# Mi7
Et bras d'ssus bras d'ssous vers les frais bocages, Ils vont à
la chasse aux papillons
La
La5+ Ré Mi7
La
Ré La Mi7
Ils ne savaient pas que sous les ombrages, Se cachait l'amour et son aiguillon
La
La5+ Ré
Mi7
La Fa#7 Sim Mi7 La
Et qu'il transperçait les cœurs de leur âge, Les cœurs des chasseurs de papillons
La
La5+ Ré Mi7
La
Ré La Mi7
Quand il se fit tendre, elle lui dit : « J'présage, Qu'c'est pas
dans les plis de mon cotillon
La
La5+ Ré Mi7
La Fa#7 Sim Mi7 La
Ni dans l'échancrure de mon corsage, Qu'on va à la chasse
aux papillons »
La7
Ré La7
Ré La7
Ré
La7 Ré
Sur sa bouche en feu qui criait : « Sois sage ! » Il posa sa bouche en
guise de bâillon
Fa#7
Sim
Fa#7 Sim Fa#m
Sol#7
Do# Mi7
Et c'fut l'plus charmant des remue-ménage, Qu'on ait vu d'mémoire
de papillon
La
La5+ Ré Mi7
La
Ré La Mi7
Un volcan dans l'âme, ils r'vinrent au village, En se promettant
d'aller des millions
La
La5+ Ré Mi7
La Fa#7 Sim Mi7 La
Des milliards de fois, et même davantage, Ensemble à la
chasse aux papillons
La
La5+ Ré Mi7
La
Ré La Mi7
Mais tant qu'ils s'aimeront, tant que les nuages, Porteurs de chagrins,
les épargneront
La
La5+ Ré
Mi7
La Sol#
Il f'ra bon voler dans les frais bocages, Ils f'ront pas la chasse aux
papillons
Ré
La Mi La Mi La
Pas la chasse aux papillons
Do
Rém Sol7
Do
Sol7 Do
Voici ce qu'il advint, jadis grosso modo, entre la rue Didot et la
rue de Vanves
Fa Ré#dim
Mim La7
Rém Sol7
La7
Dans les années quarante où je débarquais de mon
Languedo
Rém Sol7 Do
Rém Lam Sol7 Do
Entre la rue de Vanves et la rue Didot
Passait une belle gretchen, au carrefour du château, entre la
rue Didot et la rue de Vanves
Callipyge à prétendre jouer les Vénus chez les
Hottentots
Entre la rue de Vanves et la rue Didot
En signe d'irrespect, je balance aussitôt, entre la rue Didot
et la rue de Vanves
En geste de revanche une patte croche au bas de son dos
Entre la rue de Vanves et la rue Didot
La souris grise se fâche, et subito presto, entre la rue Didot
et la rue de Vanves
La conne la méchante va d'mander ma tête à ses
p'tits poteaux
Entre la rue de Vanves et la rue Didot
Deux sbires sont venus, avec leur noirs manteaux, entre la rue Didot
et la rue de Vanves
Se pointer dans mon antre et sûrement pas pour m'faire de cadeaux
Entre la rue de Vanves et la rue Didot
J'étais alors en train, de suer sang et eau, entre la rue Didot
et la rue de Vanves
De m'user les phalanges sur un chouette accord du Père Django
Entre la rue de Vanves et la rue Didot
Par un heureux hasard, ces enfants de salauds, entre la rue Didot et
la rue de Vanves
Un sacré coup de chance aimaient la musique et les trémolos
Entre la rue de Vanves et la rue Didot
Ils s'en sont retournés, sans finir leur boulot, entre la rue
Didot et la rue de Vanves
Fredonnant un mélange de Lily Marlène et d'Heïli
Heïlo
Entre la rue de Vanves et la rue Didot
Une supposition, qu'ils aient comme Malreaux, entre la rue Didot et
la rue de Vanves
Qu'ils aient comme ce branque compté la musique pour moins
que zéro
Entre la rue de Vanves et la rue Didot
M'auraient collé au mur, avec ou sans bandeau, entre la rue Didot
et la rue de Vanves
On lirait quelle navrance mon blase inconnu dans un ex-voto
Entre la rue de Vanves et la rue Didot
Au théâtre ce soir, ici sur ces tréteaux, entre
la rue Didot et la rue de Vanves
Poussant une autre goualante y'aurait à ma place un autre cabot
Entre la rue de Vanves et la rue Didot
La
Ré Mi7
La
Ré
Mi7 La
Gastibelza, l'homme à la carabine, Chantait ainsi: « Quelqu'un
a-t-il connu doña Sabine ? Quelqu'un d'ici ?
Fa#7
Sim
Do#7
Fa#m
Mi7
La
Chantez, dansez, villageois ! la nuit gagne Le mont Falu... -Le vent
qui vient à travers la montagne Me rendra fou.
« Quelqu'un de vous a-t-il connu Sabine, Ma señora ? Sa
mère était la vieille maugrabine D'Antequera,
Qui chaque nuit criait dans la tour Magne Comme un hibou... -Le vent
qui vient à travers la montagne Me rendra fou.
« Vraiment, la reine eût près d'elle été
laide Quand, vers le soir, Elle passait sur le pont de Tolède En
corset noir.
Un chapelet du temps de Charlemagne Ornait son cou... -Le vent qui
vient à travers la montagne Me rendra fou.
Le roi disait, en la voyant si belle, A son neveu : « Pour un
baiser, pour un sourire d'elle, Pour un cheveu,
Infant don Ruy, je donnerais l'Espagne Et le Pérou ! Le vent
qui vient à travers la montagne Me rendra fou.
« Je ne sais pas si j'aimais cette dame, Mais je sais bien Que,
pour avoir un regard de son âme, Moi, pauvre chien,
J'aurais gaîment passé dix ans au bagne Sous les verrous...
-Le vent qui vient à travers la montagne Me rendra fou.
« Quand je voyais cette enfant, moi le pâtre De ce canton,
Je croyais voir la belle Cléopâtre, Qui, nous dit-on,
Menait César, empereur d'Allemagne, Par le licou... -Le vent
qui vient à travers la montagne Me rendra fou.
La
La+
Ré Mi7
La
La5+
Ré Mi7
La
« Dansez, chantez, villageois, la nuit tombe. Sabine, un jour,
A tout vendu, sa beauté de colombe, Tout son amour,
Fa#7
Sim
Do#7
Fa#m
Mi7
La Mi La
Pour l'anneau d'or du comte de Saldagne, Pour un bijou... -Le vent
qui vient à travers la montagne M'a rendu fou.
La5+ : 003221, Mi5+ : 022110
Intro : La La5+ Ré
La
La5+
Ré
Marquise, si mon visage, A quelques traits un peu vieux,
Si7
Mi Mi5+
La
Souvenez-vous qu'à mon âge, Vous ne vaudrez guère
mieux.
La
La5+
Ré
Marquise, si mon visage, A quelques traits un peu vieux,
Do#7
Fa#m Si7
Mi La
Souvenez-vous qu'à mon âge, Vous ne vaudrez guère
mieux.
Le temps aux plus belles choses, Se plaîst à faire un affront
:
Et saura faner vos roses, Comme il a ridé mon front.
(bis)
Le mesme cours des planètes, Règle nos jours et nos nuits
:
On a vu ce que vous estes ; Vous serez ce que je suis.
(bis)
Ré
Do#7 Fa#m
Peut-être que je serai vieille, Répond Marquise, cependant
Fa#m Sim
Mi
La Fa#m Sim
Mi La
J'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille, Et je t'emmerde en attendant.
La5+ Ré
Do#7
Fa#m
Si7 Mi
La
J'ai vingt-six ans, mon vieux Corneille, Et je t'emmerde en attendant.
fin comme intro.
Do
Fa Sol7 Do
O vous, les arracheurs de dents, Tous les cafards, les charlatans, Les
prophètes
Do7
Fa
Mi
Lam Rém Sol7 Do
Rém Sol7 Do
Comptez plus sur oncle Archibald, Pour payer les violons du bal, A vos
fêtes, A vos fêtes
En courant sus à un voleur, Qui venait de lui chiper l'heure, A
sa montre
Oncle Archibald, coquin de sort ! Fit, de Sa Majesté la Mort,
La rencontre, La rencontre
Telle une femme de petite vertu, Elle arpentait le trottoir du, Cimetière
Aguichant les hommes en troussant, Un peu plus haut qu'il n'est décent,
Son suaire, Son suaire
Oncle Archibald, d'un ton gouailleur, Lui dit : « Va-t'en faire
pendre ailleurs, Ton squelette
Fi ! des femelles décharnées ! Vive les belles un tantinet, Rondelettes
! Rondelettes ! »
Lors, montant sur ses grands chevaux, La Mort brandit la longue faux,
D'agronome
Qu'elle serrait dans son linceul, Et faucha d'un seul coup, d'un seul,
Le bonhomme, Le bonhomme
Comme il n'avait pas l'air content, Elle lui dit : « Ça
fait longtemps, Que je t'aime
Et notre hymen à tous les deux, Etait prévu depuis le
jour de, Ton baptême, Ton baptême
« Si tu te couches dans mes bras, Alors la vie te semblera, Plus
facile
Tu y seras hors de portée, Des chiens, des loups, des hommes
et des, Imbéciles, Imbéciles
« Nul n'y contestera tes droits, Tu pourras crier « Vive le roi ! »
Sans intrigue
Si l'envie te prend de changer, Tu pourras crier sans danger « Vive la
Ligue ! Vive la Ligue ! »
« Ton temps de dupe est révolu, Personne ne se paiera plus
Sur ta bête
Les « Plaît-il, maître ? » n'auront plus cours, Plus jamais tu
n'auras à cour- ber la tête -ber la tête »
Et mon oncle emboîta le pas, De la belle, qui ne semblait pas, Si
féroce
Et les voilà, bras d'ssus, bras d'ssous, Les voilà partis
je n'sais où, Faire leurs noces, Faire leurs noces
O vous, les arracheurs de dents, Tous les cafards, les charlatans, Les
prophètes
Comptez plus sur oncle Archibald, Pour payer les violons du bal, A vos
fêtes, A vos fêtes
La
Mi La
Mi
Ré
Mi Ré
Mi
En ce temps-là, je vivais dans la lune, Les bonheurs d'ici-bas
m'étaient tous défendus
La
Mi
La
Mi
Ré Mi
La
Je semais des violettes et chantais pour des prunes, Et tendais la patte
aux chats perdus.
Refrain
La Do#7
Ré Mi
La
Ah ah ah ah putain de toi, Ah ah ah ah ah pauvre de moi...
Un soir de pluie v'là qu'on gratte à ma porte, Je m'empresse
d'ouvrir, sans doute un nouveau chat !
Nom de dieu l'beau félin que l'orage m'apporte, C'était
toi, c'était toi, c'était toi.
Refrain
Les yeux fendus et couleur de pistache, T'as posé sur mon cœur ta
patte de velours
Fort heureusement pour moi t'avais pas de moustache, Et ta vertu ne
pesait pas trop lourd.
Refrain
Aux quatre coins de ma vie de bohème, T'as prom'né, t'as
prom'né le feu de tes vingt ans.
Et pour moi, pour mes chats, pour mes fleurs, mes poèmes, C'était
toi la pluie et le beau temps...
Refrain
Mais le temps passe et fauche à l'aveuglette. Notre amour mûrissait
à peine que déjà,
Tu brûlais mes chansons, crachais sur mes viollettes, Et faisais
des misères à mes chats.
Refrain
Le comble enfin, misérable salope, Comme il n'restait plus rien
dans le garde-manger,
T'as couru sans vergogne, et pour une escalope, Te jeter dans le lit
du boucher.
Refrain
C'était fini, t'avais passé les bornes. Et, r'nonçant
aux amours frivoles d'ici-bas,
J'suis r'monté dans la lune en emportant mes cornes, Mes chansons,
et mes fleurs, et mes chats.
Refrain
La
Ré La
Fa#m Mi
Le petit cheval dans le mauvais temps, Qu'il avait donc du courage
La
Ré La
Fa#m Mi
C'était un petit cheval blanc, Tous derrière, tous derrière,
La
Ré La
Fa#m Mi La
C'était un petit cheval blanc, Tous derrière et lui devant
Il n'y avait jamais de beau temps, Dans ce pauvre paysage
Il n'y avait jamais de printemps, Ni derrière, ni derrière
Il n'y avait jamais de printemps, Ni derrière ni devant
Mais toujours il était content, Menant les gars du village
A travers la pluie noire des champs, Tous derrière, tous derrière
A travers la pluie noire des champs, Tous derrière et lui devant
Sa voiture allait poursuivant, Sa belle petite queue sauvage
C'est alors qu'il était content, Tous derrière, tous derrière
C'est alors qu'il était content, Tous derrière et lui
devant
Mais un jour, dans le mauvais temps, Un jour qu'il était si sage
Il est mort par un éclair blanc, Tous derrière, tous derrière
Il est mort par un éclair blanc, Tous derrière et lui
devant
Il est mort sans voir le beau temps, Qu'il avait donc du courage
Il est mort sans voir le printemps, Ni derrière, ni derrière
Il est mort sans voir le beau temps, Ni derrière ni devant
Mim
La7 Ré
Mi7 La7 Mim La7
Ré
Mi7 La7
Sans ces cheveux qui volent, J'aurais, dorénavant, Des difficultés
folles, A voir d'où vient le vent.
Ré
Fa#7 Sol
Fa#7 Sim
Mi7 La7 Ré Si7
Tout est bon chez elle, y a rien à jeter, Sur l'île déserte
il faut tout emporter.
Je me demande comme, Subsister sans ses joues ,M'offrant deux belles
pommes, Nouvelles chaque jour.
Tout est bon chez elle, y a rien à jeter, Sur l'île déserte
il faut tout emporter.
Sans sa gorge, ma tête, Dépourvue de coussin, Reposerait
par terre, Et rien n'est plus malsain.
Tout est bon chez elle, y a rien à jeter, Sur l'île déserte il faut tout emporter.
Sans ses hanches solides, Comment faire, demain, Si je perds l'équilibre,
Pour accrocher mes mains ?
Tout est bon chez elle, y a rien à jeter, Sur l'île déserte
il faut tout emporter.
Elle a mille autre choses, Précieuses encore, Mais en spectacle,
j'ose, Pas donner tout son corps.
Tout est bon chez elle, y a rien à jeter, Sur l'île déserte
il faut tout emporter.
Des charmes de ma mie, J'en passe et des meilleurs. Vos cours d'anatomie,
Allez les prendre ailleurs.
Tout est bon chez elle, y a rien à jeter, Sur l'île déserte
il faut tout emporter.
D'ailleurs, c'est sa faiblesse, Elle tient à ses os, Et jamais
ne se laisse-rait couper en morceaux.
Tout est bon chez elle, y a rien à jeter, Sur l'île déserte
il faut tout emporter.
Elle est quelque peu fière, Et chatouilleuse assez, Et l'on doit
tout entière, La prendre ou la laisser.
Tout est bon chez elle, y a rien à jeter, Sur l'île déserte
il faut tout emporter.
Lam
Fa
Mi7
Lam
Si, par hasard, Sur l'Pont des Arts, Tu croises le vent, le vent fripon,
Prudence, prends garde à ton jupon
Lam
Fa
Mi7
Lam
Si, par hasard, Sur l'Pont des Arts, Tu croises le vent, le vent maraud,
Prudent, prends garde à ton chapeau
Lam
Rém
Lam
Rém
Lam Mi7
Les jean-foutre et les gens probes, Médisent du vent furibond,
Qui rebrousse les bois, détrousse les toits, retrousse les robes
Lam
Rém
Lam
Si7
Mi7
Des jean-foutre et des gens probes, Le vent, je vous en réponds,
S'en soucie, et c'est justice, comme de colin-tampon
Lam
Fa
Mi7
Lam
Si, par hasard, Sur l'Pont des Arts, Tu croises le vent, le vent fripon,
Prudence, prends garde à ton jupon
Lam
Fa
Mi7
Lam
Si, par hasard, Sur l'Pont des Arts, Tu croises le vent, le vent maraud,
Prudent, prends garde à ton chapeau
Lam
Rém
Lam
Rém
Lam Mi7
Bien sûr, si l'on ne se fonde, Que sur ce qui saute aux yeux, Le
vent semble une brute raffolant de nuire à tout l'monde
Lam
Rém
Lam
Si7
Mi7
Mais une attention profonde, Prouve que c'est chez les fâcheux,
Qu'il préfère choisir les victimes de ses petits jeux
Lam
Fa
Mi7
Lam
Si, par hasard, Sur l'Pont des Arts, Tu croises le vent, le vent fripon,
Prudence, prends garde à ton jupon
Lam
Fa
Mi7
Lam
Si, par hasard, Sur l'Pont des Arts, Tu croises le vent, le vent maraud,
Prudent, prends garde à ton chapeau
Sim
Mim La7
Ré
Grand-Père suivait en chantant, La route qui mène à
cent ans
Sim
Mim
Fa#7 Sim
La mort lui fit au coin du bois, L'coup du père François.
Mim La7
Ré
L'avait donné de son vivant, Tant de bonheur à ses enfants
Sim
Mim Fa#7
Sim
Qu'on fit pour lui en savoir gré, Tout pour l'enterrer.
Si7
Mim
Et l'on courut à toutes jambes, Quérir une bière
mais
Sim
Mi7
La7
Comme on était léger d'argent, Le marchand nous reçut
à bras fermés.
Refrain
Ré
Si7
Mim
« Chez l'épicier, pas d'argent pas d'épices, Chez
la belle Suzon, pas d'argent pas de cuisses
Fa#7 Sim Mim
Fa#7 Sim Fa#7 Sim
Les morts de basse condition, C'est pas de ma juridiction ! »
La7
Or, j'avais hérité d'Grand-Père, Une paire de bottes
pointues
S'il y a des coups d'pied que'qu'part qui s'perdent, C'lui-là
toucha son but !
La7 Ré
C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre (Bis)
La7 Ré
La7 Ré
La7 Ré
Mim La7 Ré
Ah ! c'est pas joli, Ah ! c'est pas poli, A une fesse qui dit merde
à l'autre
La7
Ré
Mim Fa#7 Si7
Bon papa, Ne t'en fais pas, Nous en viendrons,
Mim La7
Ré Sim Mim
La7 Ré Fa#7
A bout de tous ces empêcheurs d'enterrer en rond.
Le mieux à faire et le plus court, Pour qu'l'enterrement suivit son cours
Fut de borner nos prétentions, À une bière d'occasion.
Contre un pot de miel on acquit, Les quatre planches d'un mort qui
Rêvait d'offrir quelques douceurs, À une âme sœur.
Et l'on courut à toutes jambes, Quérir un corbillard mais
Comme on était légers d'argent, Le marchand nous reçut
à bras fermés.
Au refrain
Ma botte partit mais je m'refuse, De dire vers quel endroit
Ça rendrait les dames confuses, Et je n'en ai pas le droit
C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre (Bis)
Ah ! c'est pas joli, Ah ! c'est pas poli, A une fesse qui dit merde
à l'autre
Bon papa, Ne t'en fais pas, Nous en viendrons
À bout de tous ces empêcheurs d'enterrer en rond.
Le mieux à faire et le plus court, Pour qu'l'enterrement suivit
son cours
Fut de porter sur notre dos, L'funèbre fardeau
S'il eût pu revivre un instant, Grand-Père aurait été
content
D'aller à sa dernière demeure, Comme un empereur
Et l'on courut à toutes jambes, Quérir un goupillon mais
Comme on était légers d'argent, Le marchand nous reçut
à
bras fermés.
Au refrain
Avant même que le vicaire, Ait pu lâcher un cri
J'lui bottai l'cul au nom du Père, Du Fils, et du Saint-Esprit
C'est depuis ce temps-là que le bon apôtre (Bis),
Ah ! c'est pas joli, Ah ! c'est pas poli, A une fesse qui dit merde
à l'autre
Bon papa, Ne t'en fais pas, Nous en viendrons
À bout de tous ces empêcheurs d'enterrer en rond. (Bis)
Lam
Sol
Fa Mi Lam
Quand ils sont tout neufs, qu'ils sortent de l'œuf, du cocon
Lam
Sol
Fa Sol7
Do Mi
Tout les jeunes blancs-becs prennent les vieux mecs pour des cons
Lam
Sol
Fa Mi Lam
Quand ils sont dev'nus des têtes chenues, des grisons
Lam
Sol
Fa Mim Lam
Tous les vieux fourneaux prennent les jeunots pour des cons
La7
Rém
Sol7
Do Rém6 Mi
Moi, qui balance entre deux âges, j'leur adresse à tous
un message
Refrain :
La
Fa#7 Sim
Le temps ne fait rien à l'affaire, quand on est con on est con
Sim
Mi Mi5+ La
Qu'on ait vingt ans qu'on soit grand père, quand on est con
on est con
La
La7 La5+
Ré
Entre nous plus de controverse, cons caducs ou cons débutants
Ré Rém6
La
Sim
Do#
Petits cons d'la dernière averse, vieux cons des neiges d'antan
Ré
Rém6 La Fa#7 Sim
Mi7 Lam (La
Mi7 La à la fin)
Petits cons d'la dernière averse, vieux cons des neiges d'antan
Lam
Sol
Fa Mi
Lam
Vous, les cons naissants, les cons innocents, les jeunes cons
Lam
Sol
Fa Sol7
Do Mi
Qui, n'le niez pas, prenez les papas pour des cons
Lam
Sol
Fa Mi Lam
Vous, les cons âgés, les cons usagés, les vieux
cons
Lam
Sol
Fa Mim Lam
Qui, confessez-le, prenez les p'tits bleus pour des cons
La7
Rém
Sol7
Do Rém6 Mi
Méditez l'impartial message, d'un qui balance entre deux âges
Refrain