LES PASSANTES


Paroles : Antoine Pol
Musique : Georges Brassens


Lam Fa                   Mi7        La7                                 Ré          Lam                 Sol7          Do     Mi
Je veux dédier ce poème, A toutes les femmes qu'on aime, Pendant quelques instants secrets,
     Fa                               Mi7                   La7                   Ré          Lam           Sol        Lam
A celles qu'on connaît à peine, Qu'un destin différent entraîne, Et qu'on ne retrouve jamais

A celle qu'on voit apparaître, Une seconde à sa fenêtre, Et qui, preste, s'évanouit,
Mais dont la svelte silhouette, Est si gracieuse et fluette, Qu'on en demeure épanoui

A la compagne de voyage, Dont les yeux, charmant paysage, Font paraître court le chemin ;
Qu'on est seul, peut-être à comprendre, Et qu'on laisse pourtant descendre, Sans avoir effleuré la main

(*)
A la fine et souple valseuse, Qui vous sembla triste et nerveuse, Par une nuit de carnaval
Qui voulut rester inconnue, Et qui n'est jamais revenue, Tournoyer dans un autre bal

A celles qui sont déjà prises, Et qui vivant des heures grises, Près d'un être trop différent,
Vous ont, inutile folie, Laissé voir la mélancolie, D'un avenir désespérant

(**)

Chères images aperçues, Espérances d'un jour déçues, Vous serez dans l'oubli demain,
Pour peu que le bonheur survienne, Il est rare qu'on se souvienne, Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie, On songe avec un peu d'envie, A tous ces bonheurs entrevus,
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre, Aux cœurs qui doivent vous attendre, Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude, Tout en peuplant sa solitude, Des fantômes du souvenir,
On pleure les lèvres absentes, De toutes ces belles passantes, Que l'on n'a pas su retenir


(*) Couplet supprimé sur la plupart des enregistrements.

(**) Emplacement d'un couplet issu du poème original, jamais chanté par Brassens à ma connaissance :
A ces timides amoureuses, Qui restèrent silencieuses, Et portent encor votre deuil
A celles qui s’en sont allées, Loin de vous, tristes esseulées, Victimes d’un stupide orgueil.

Quelques jours avant sa mort à Saint Gély du Fesc, Brassens a également écrit ce couplet parodique dédié à l'épouse du docteur Bousquet :
A la bonne et brave infirmière, Qui le front nimbé de lumière, Vous tend sa seringue et dit « viens »
Mais que l'on repousse ironique, En criant « fous le camp Monique ! Pique donc le cul de ton chien »

 

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